Labé : près de 12 enseignants grévistes mis aux arrêts

Le sit in annoncé par le bureau national du SLECG dans les différentes directions préfectorales de l’éducation du pays s’est mal terminé à Labé en ce jeudi 22 novembre 2018.Tôt ce matin un dispositif sécuritaire se trouvait en place pour avorter tout rassemblement à cet endroit. 

A leur arrivée au point convenu pour faire leurs réclamations, les grévistes ont été dispersés à coup de gaz lacrymogène. Près de 12 d’entre eux ont été arrêtés dont 3 femmes par les forces de maintien d’ordre. 

Dès 7 heures, les forces de l’ordre quadrillaient les axes menant à la DPE de Labé. Fortement mobilisés les enseignants grévistes ont été obligés de rebrousser chemin. C’est par la suite que des accrochages ont éclaté entre forces de l’ordre et manifestants à la devanture du stade El Saifoulaye Diallo de Labé. 

Le chargé des conflits et négociation du bureau du SLECG à Labé, Mamoudou Diallo précise que «  les enseignants ont pris du retard et on est venu trouver les forces de l’ordre là, elles  ont même barré l’accès à la DPE, donc raison pour laquelle on n’a pas pu se retrouver au niveau de la DPE. ils ont arrêté certains de nos camardes, au moins 12 personnes, je crois environs 4 enseignantes ». nous a-t-il fait savoir.

Enseignante, Halimatou qui a son salaire gelé affirme qu’ils sont sortis pour réclamer leur droit. Selon elle des instructions ont été données aux forces de maintien d’ordre de les malmener : « On s’est engagée de faire un sit-in, on demande aux autorités surtout la sécurité pourquoi ils nous empêchent  de sortir. Nous, on n’a pas d’armes, nous sommes sortis juste pour réclamer ce qu’on veut. On nous a pourchassés jusque dans les boutiques, ils ont malmené des gens, ils ont même déshabillé une femme on lui a frappé là-bas, pourquoi » s’est-elle lamentée. 

Mamoudou Diallo  rajoute que leur central est engagé à faire tout ce qui est possible pour la libération de leurs camarades et la satisfaction de leur revendications : « nous sommes prêts à tout,  on va continuer à mener le combat jusqu’à ce qu’il y ait la libération de nos camarades, et on va continuer jusqu’à ce qu’il y ait négociation pour que ce gouvernement qui n’est pas à la hauteur de son travail puisse vraiment négocier et que tout le monde reprenne les cours. » 

Depuis le 03 octobre date annoncée pour l’ouverture des classes,  les cours peinent à reprendre effectivement suite à la grève déclenchée par le syndicat libre des enseignants et chercheurs de Guinée (SLECG) réclamant un salaire de base de 8 millions gnf.

Thierno Oumar Tounkara, correspondant Kabanews à Labé 

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