LABE : les cours perturbés ce jeudi 10 janvier 2019 dans plus établissements

L’avortement de la signature du protocole d’accord qui était prévue ce mercredi  09 janvier 2019 entre le gouvernement et le  syndicat libre des enseignants et chercheurs de Guinée à pousser les responsables du SLECG à  lancer un appel à manifester sur toute l’étendue du territoire national. 

Ce mot d’ordre qui a été suivi à Labé, a permis aux enseignants grévistes de perturber les cours dans toutes les écoles  du centre urbain ce jeudi matin.

Les responsables locaux du SLECG ont pris des dispositions pour atteindre leurs  objectifs  qui étaient la perturbation des cours. Le chargé des conflits et négociations du bureau de Labé fustige l’attitude du gouvernement. « Vous avez compris que le gouvernement là, ce sont des gens qui sont sans vergogne. Devant l’opinion nationale et internationale, ils s’apprêtent à  signer un protocole d’accord et à la dernière minute, ils disent qu’ils refusent, ça montre combien de fois ils n’ont aucun respect pour les enseignants, ils n’ont aucune considération pour les enfants  et pour l’avenir de ce pays, voilà pourquoi nous sommes dans les rues. Maintenant ce n’est plus de la voie pacifique, tout enseignant qu’on trouvera dans une école subira les conséquences. » Menace Mamoudou Diallo.

Ce combat du SLECG est dans l’intérêt de tous les enseignants de Guinée affirme Abdoulaye Diountou Diallo. Il demande à tous les enseignants de rester à la maison, et d’être en grève. « On n’est contre personne c’est pour l’amélioration de nos conditions de vie. Les élèves sont sortis comme ils ont constaté qu’il n’y a pas d’enseignant dans les écoles. Nous demandons à tous les enseignants de rester à la maison désormais jusqu’à la suspension de la grève. » Lance le syndicaliste.

Après leur réunion les syndicalistes se sont partagés  en groupe pour faire le tour et déstabiliser toutes les écoles. Les jets de pierre dans certaines écoles ont perturbé les cours et les élèves ont investi la rue.

Thierno Salmana Diallo est élève au collège Thyndel, explique comment ils ont été dérangés dans leur école. « J’étais dans la classe et j’écrivais quand j’ai entendu du bruit, à ma sortie j’ai vu les élèves s’en fuir puis j’ai suivi. Arrivée à Konkola j’ai trouvé que la gendarmerie jetait du gaz lacrymogène. C’est ce que je connais je rentre comme ça » a-t-il témoigné.

A signaler qu’aux environs de 11 heures, les services de sécurité avaient réussi à disperser  toutes les foules d’élèves. Les devantures des différents établissements de la ville de Labé étaient quasiment vides

Thierno Oumar Tounkara correspondant kabanews à Labé 

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