La production d’iPhone X réduite, Samsung croule sous les écrans Oled

Grosse capacité de production, faible demande

Samsung, qui se trouve être le fabricant de la dalle qui équipe l’iPhone X, a misé gros sur le succès du dernier fleuron d’Apple. Alors que les chiffres déçoivent, le Coréen s’est promptement mis en quête de nouveaux clients…

Si l’iPhone X a bien aidé Apple à établir un nouveau record de chiffre d’affaires sur un trimestre, l’engouement autour de l’engin a été un peu surestimé. Ce n’est plus un secret : la Pomme a sensiblement fait réduire les cadences de production. On parle d’une diminution des volumes de l’ordre de 50 % pour le premier trimestre 2018. Pour les fournisseurs de la firme en général, c’est bien sûr une mauvaise nouvelle. Mais c’en est une, en particulier, pour Samsung.

En effet, le Coréen se trouve être le fabricant de la dalle Oled (tactile compris) qui équipe l’iPhone X. Et la direction a manifestement cru au succès du nouveau fleuron d’Apple, puisqu’elle a investi dans une augmentation de ses capacités de production à cet effet. Il faut dire que ce n’est pas un petit marché — chaque écran est facturé quelque 100 $. Malheureusement, cet outil de production flambant neuf est maintenant en sous-régime. D’après des analystes américains, les usines de Samsung ne tourneraient plus qu’à 50 ou 60 % de leur cadence prévue. Le poids lourd de l’électronique a donc dû se résoudre à partir en quête d’acheteurs.

Sauf qu’à 100 dollars la pièce, ces écrans Oled demeurent réservés à quelques rares modèles sur le segment du haut de gamme. À titre de référence, un écran IPS Full HD de très bonne qualité, comme celui fourni par Samsung à Apple pour l’iPhone 8 Plus, coûte à peine plus de la moitié de ce tarif. D’ailleurs, Samsung lui-même a renoncé à intégrer ses écrans Oled plus largement dans ses téléphones pour ne pas devoir augmenter ses prix. Autant dire qu’on imagine mal, sur un marché où la concurrence est extrêmement féroce, un quelconque fabricant passer tout à coup de très larges commandes.

Les perspectives de Samsung à ce niveau sont d’autant plus mitigées que, même en tenant compte d’une hypothétique adoption progressive de l’Oled, il n’est pas garanti que ses usines auront du travail. En effet, le Coréen concentre actuellement 95 % de l’offre en la matière, mais son voisin, LG, s’apprête à entrer dans l’arène, de même que les Chinois BOE Technology Group et Tianma Microelectronics. Ceux-ci devraient par ailleurs être suivis par Sharp et Japan Display. Dans l’ensemble, et malgré une demande aujourd’hui faiblarde, on s’attend à voir les capacités de production de dalles Oled doubler d’ici 2020, ce qui pourrait bien se traduire par une très forte pression sur les prix.

Source : Nikkei

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