mardi, 21 novembre, 2017
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Conakry

La Guinée des merveilles

La Guinée qui bénéficie d’un environnement naturel exceptionnel, est un pays splendide aux paysages variés qui a toujours fasciné ceux qui l’ont visitée.
Elle offre aux visiteurs l’image d’un paradis touristique aux ressources variées insuffisamment exploitées. De fait, elle a conservé son patrimoine et protège l’environnement, gage certain d’un tourisme authentique.

Le comte de Sanderval

L’ explorateur français, présentait ainsi la Guinée : « Pays des rivières, j’ai aimé tes turbans tranquilles brillants à travers le coton des nuages, tes immenses étendues vertes et si puissantes et si peu hostiles. J’ai parcouru tes montagnes âpres et accueillantes et vu tes larges fleuves peuplés de caïmans. J’ai pénétré ta forêt étouffante où la danse sacrée trouve sa frénésie, ailleurs encore, j’ai rencontré tes beaux hommes drapés, faisant paître leurs troupeaux, et surtout cela. J’ai vu éclater la tornade et le rideau gris de la pluie s’étendre ».
C’est dire que l’optimisme est permis de voir la Guinée bâtir un tourisme moderne, respectueux de l’environnement et qui soit un pilier de développement économique et social de la Nation.

LA BASSEGUINÉE

C’est la région de prédilection pour le tourisme balnéaire. Avec ses immenses plages de sable fin qui s’étalent sur des kilomètres, et non loin des côtes, on trouve de belles îles verdoyantes.
Les îles de Loos : à 7 km au large de Conakry, les plages de Sorro dans l’île de Kassa et la plage du Gouverneur dans l’île de Room, dévoilant un cadre idéal pour le repos, mais aussi pour la pratique des sports nautiques.
Une promenade en pirogue est recommandée pour découvrir quelques pans d’histoire du pénitencier de Fotoba aux îles de Loos.

Dubréka : le chien qui fume au Bondabon :ville historique à 42 km de Conakry,où se dresse,majestueuse comme incrustée dans le roc, sur l’une ses vrêtes du Mont Kakoulima à 1007 m d’altitude, une merveille de la nature. Dès l’approche, le regard s’arrête sur la tête d’un énorme chien qui se profile. Le charme est plus saisissant quand le brouillard, abondant et épais pendant l’hivernage, couvre l’ensemble de son enveloppe, c’est comme une légère fumée qui se dégage du museau de l’animal, le chien qui fume. Au bas de ce relief, près d’un lac naturel transformé en piscine, un campement, restaurant, abri et jeux divers ont été aménagés.

La Plage de Bel Air : est incontestablement l’une des plus belles plages de la côte. Située à environ 225 km de Conakry, accessible par la route ou par la mer, elle s’étend sur 7 km de sable fin et sa végétation luxuriante en fait un site paradisiaque.

La plage de Marara et Sobaney : vers le Nord, l’île Alkatraz, vierge et sauvage est un domaine réservé à des milliers d’oiseaux au plumage multicolore. A voir aussi les îles Tristao et Capken aux plages merveilleuses. En remontant le Rio Pongo à travers sa jungle de mangroves et de palétuviers, l’escale de Farinya vaut le détour, avec ses vestiges des premiers comptoirs de la traite négrière, et surtout les repères du palais de la très célèbre reine Nyara Béli.

Le Fortin de Boké : inauguré sous le règne de Napoléon III, le Fortin de Boké fut un grand entrepôt d’esclaves de l’Afrique de l’Ouest, ses labyrinthes conduisaient les esclaves dans les cales des négriers ers des destinations connues ou inconnues, triste moment de souvenirs d’un passé inoubliable.

La Grotte de Sanama : sur la route de Boffa, à 7 km, dans le district de Kolia, la grotte de Sanama, au flanc de la montagne, offre une vue panoramique de la région. Faites-vous conter les légendes qui font que cette grotte garde encore un certain mythe auprès des populations locales.
Kindia, le Voile de la Mariée : une merveille de la nature située à 13 km de Kindia sur la route de Mamou. C’est un ensemble de deux chutes, d’une hauteur de 80 m environ, comme un voile immaculé d’une beauté exceptionnelle d’où son nom. Des bungalows et un bar restaurant ont été aménagés dans ce décor de rêve.

LA MOYENNEGUINÉE:

La beauté exceptionnelle de ses paysages et la douceur de son climat ont consacré le Fouta Djallon dans la littérature comme la suisse africaine, avec ses plateaux d’altitudes variées, ses plaines et dépressions intérieures, ses vallées encaissées.
Mamou : ville carrefour à 300 km de Conakry. C’est la région de prédilection pour la chasse aux antilopes, phacochères et petits gibiers à plumes.
On peut visiter la source du Fleuve Sénégal, les chutes de Konkouré et surtout le village touristique de Timbo, ancienne capitale du Fouta théocratique, qui garde encore plusieurs témoignages de l’histoire de la Guinée précoloniale.

Dalaba, station climatique : lieu touristique de première importance depuis la période coloniale, Dalaba à 325 km de Conakry est une ville coquette à l’air pur, avec une température moyenne de 10°C.
Avec son climat très proche du printemps européen, Dalaba est nichée dans les hauteurs foutaniennes au milieu d’une végétation abondante d’essences diverses. La forêt des pins et de sapins, le jardin de Barry Gassimou autrefois appelé arboretum chevalier, augmentent l’attrait touristique.
Pita, les chutes de Kinkon : à 382 km de Conakry et à 7 km de Pita, sur la route de Kokoulo, les chutes de Kinkon, avec ses belles cascades, ses gorges profondes offrent un spectacle magnifique. Non loin de Kinkon, les plaines de Timbi et les falaises de Douki. Aussi, une visite des chutes de Kambadaga est fortement conseillée.

Labé : ville historique en pleine expansion,son climat tempéré, ses magnifiques paysages, l’ambiance d’une ville moderne ayant conservé ses traditions. Les chutes de la Saala, la cascade de Sarékali sur la route de Mali (85 km) sont à découvrir.
La Dame de Mali : est un chef d’oeuvre accompli de la nature, à 1500 m d’altitude, sur le Mont Loura, une femme d’une beauté remarquable défie le temps depuis des siècles. Taillée dans le roc par l’érosion éolienne et visible dans toute son anatomie, cette Dame de Mali, aurait selon la légende, trompé son mari un vendredi, jour saint, et Dieu, pour la punir en a fait une statue rocheuse.

Gaoual : la case du Roi Alpha Yaya Diallo, compagnon d’exil de Almamy Samory Touré et héros national est le symbole de l’architecture peulh du XIXe siècle avec ses traditions empreintes de la culture islamique. Non loin, les sources thermales de Foulamory sont recommandées pour le repos des convalescents.

Koundara : le Mont et la Falaise en muraille du parc de Badiar sont des curiosités de la nature que complètent les villages Coniagui et Bassari pour donner à Koundara un tableau magnifique. Il ne faut pas manquer les fêtes initiatiques avec leurs déploiements de danses et de coutumes colorées.

LA HAUTEGUINÉE:

La source du Niger : c’est à Koli Koro, dans la préfecture de Faranah, à 562 km de Conakry, que le fleuve Niger prend sa source. la tradition populaire garde jalousement les mystères des bois sacrés qui entourent la source. Visitez aussi le parc de Sankaran, l’une des rares forêts vierges de la région.
Dabola : trois chutes rehaussées par une piscine naturelle font le charme touristique de Dabola : Kindoï (60 km de la ville), Kankama (55 km) et Tinkisso (7 km).

Dinguiraye : ville religieuse, Dinguiraye se distingue surtout par sa célèbre Mosquée construite vers 1848 par El Hadj Oumar Tall. Ici les souvenirs sont empreintes de la culture islamique.

Kouroussa : à 590 km de la capitale, au pays Hamana, se tiennent chaque année à la veille des premières pluies, de grandioses fêtes traditionnelles appelées fête des Mares Sacrées à Baro et à Koumana. Sur les plateaux du Hamana, le sacré et le profane se fondent dans des rites qui s’articulent autour de la célèbre danse Doundoumba, et de la pêche dans les lacs sacrés. Ecoutez conteurs et chasseurs vous livrer des témoignages émouvants, tantôt réels, tantôt mythiques de traditions populaires.

Kankan : carrefour culturel, Kankan attire par ses vestiges historiques et par la beauté de ses paysages. Si vous fréquentez les plages du fleuve Milo, assistez au départ du bateau pour le Mali ; à voir également le cimetière des conquérants coloniaux à Kalissoro (Bissandougou).

Kérouané :ancienne ville natale de l’Almamy Samory Touré, le célèbre Tata, les vestiges des cases, le puits de son épouse Saranké qui n’a jamais tari, les tombes des Grands conquérants français du XIXe siècle, vous feront dévoiler un pan de notre histoire. La chute de Djigbé à 7 km, d’une hauteur de 30 m et la chute de Kamarato à 30 km de Banankoro, la cité du Diamant sont des atouts naturels qui comblent le visiteur.

Siguiri : dans la sous-préfecture de Nyagassola, les vestiges du 1er Fort colonial témoignent de farouches combats qui ont opposé conquérants coloniaux et résistants autochtones. C’est ainsi à Nyagassola que se trouve le balafon sacré de Soumaoro Kanté, le Sosso Bala, gardé par les Kouyaté, descendants de Balla Fasséké, le griot de Soumaoro Kanté.
A Siguiri, visitez également le Fort de Galiéni, construit en 1889, peu après celui de Nyagassola, la dame de Tennedy Kounadi sur la montagne de Maléah, la montagne de Yidi Kourou avec la légende sur le mortier et le pilon en or, les plages des fleuves Tinkisso et Niger, l’exploitation traditionnelle d’or qui a fait la renommée de Siguiri depuis des siècles.
A Norassoba à 93 km de Siguiri, sur la route de Kouroussa, allez admirer la coiffure sacrée de Fakoly Kourouma et désouvrez ce personnage de légendes.
A Danka à 7 km de Siguiri, visitez la case sacrée de Magassouba. En passant par la montagne de Maléah, visitez à Mégnékoma la tombe de des deux frères qui se sont jurés franchise, une tombe qui a pour les autochtones un caractère sacré et qui donne
lieu à des prières et des offrandes.
En prenant la direction de Mandiana, après une escale à Saint Alexis un des premiers villages chrétiens de Guinée, découvrez las vestiges de Niani, capitale de l’empire du Mali, le plus grand empire médiéval de l’Afrique de l’Ouest, et laissez-vous conter les belles épopées du Manding avec ses figures de légendes : Soundjata Keïta, Soumaoro Kanté, Fakoly Kourouma, Balla Fasséké.

LA GUINÉE FORESTIÈRE:

Beyla : nombreux sites naturels font de cette préfecture une destination touristique remarquable ; les chutes de Hongbela à 15 km de la ville, celles de Bridoikou, à 42 km, la grotte de Sidikidou à 15 km, les cornes de la montagne Foyé dans Gbessola 86 km et le Pic de Sinko.
Kissidougou porte d’entrée dans la forêt sacrée, après une randonnée à travers les labyrinthes des grottes du mont Yombiro et une escale aux chutes de Yendé ; visitez le musée prefectoral, des masques, des instruments traditionnels, des armes, des ossements d’animaux, des gris – gris y sont exposés.

Macenta : sur le fleuve Diani, à 95 km de la ville – un pont en lianes tressées accrochées aux arbres géants dont la construction reste un mystère – relie les deux berges. Le poste 5 de Sérédou a une altitude de 1200 m offre un microclimat comparable à celui de Dalaba au Fouta Djallon. Des curiosités naturelles comme le mont Yiba peuplé de Chimpanzés, et historiques telles les mines des premiers coups des colons à Koliya, la tombe de héros Zegbéla Togba ainsi que celle du capitain Français Baly et son Lieutenant complètent les atouts touristiques de Macenta.

N’Zérékoré : du nom de la source N’Zali, capitale de la Guinée forestière est célèbre par son musée et son centre artisanal. Découvrez les populations de la forêt sacrée avec ses rites d’initiation, ses masques et ses danses.
Lola : dressé sur ses 1752 km d’altitude, le mont Nimba à 17 km de la ville de Lola, au cœur de la forêt dense, avec ses clairières et ses arbres géants est un véritable jardin botanique et zoologique. Son microclimat, sa faune variée et rare notamment ses chimpanzés géants, ses crapauds vivipares ont fait classé ce site par l’UNESCO comme patrimoine mondial. Aux alentours du mont, le pont naturel sur la rivière Cavalli, l’aquarium naturel de poissons sacrés de Gogota, la grotte blindée de Kéoulenta sont des curiosités à découvrir.

A Bossou, le jardin primatologique de chimpanzés géants, à Guiassou la réserve d’éléphants et à Foumbandou des léopards et des buffles complètent les atouts séduisants de cette préfecture.
Des réformes judicieuses pour un avenir prometteur
– Un territoire bien structuré – Une démographie faite de diversité – Une forte ambivalence climatique – L`histoire de la Guinée: L`exception Africaine – Les principales villes Guinéennes – Une virginité touristique a`exploiter – Une culture aux milles couleurs – L`authenticité au service de la beauté – Un islam stable, un christianisme en progression – L`initiative féminine à l`ordre du jour – Une participation internationale de tous les instants –
Informations générales sur la Guinée
Dotée d’immenses potentialités qu’elle tient de la diversité de sa topographie, de son climat et de sa culture, la République de Guinée offre au visiteur l’image d’un véritable » paradis touristique » aux ressources variées, mais insuffisamment exploité. Les côtes guinéennes sont garnies par des sites grandioses que l’on découvre dans des zones montagneuses, forestières et de savane. Dans les régions naturelles du pays, il existe de nombreux endroits et sites historiques parmi lesquels on relève :
Les îles aux plages ensoleillées.

Tout au long de l’océan atlantique se succèdent de belles plages. Mais ce sont dans les îles Kassa et Roome que les plages produisent un attrait presque magnétique avec leurs lits de sable fin et blanc. Elles étaient jadis le repère des flibustiers et pirates des hautes mers. Elles dorment aujourd’hui au calme des eaux atlantiques. On peut y pratiquer les sports nautiques et louer des pirogues pour longer la côte orientale.
Le chien qui fume ou » Bondabon »

A 42 km de Conakry se dresse, comme incrustée sur l’une des crêtes du flanc du mont Kakoulima, une énorme tête de chien qui se profile. Au bas de ce relief, un lac a été aménagé depuis 1956 pour offrir aux visiteurs toutes les commodités, restaurants, abris et jeux divers.
La plage de Bel-Air

C’est incontestablement l’une des plus belles plages de la côte. Située à environ 225 km de Conakry, dans la préfecture de Boffa, elle s’étend sur 7 km, un sable fin blanc argenté dans un environnement agréable. L’air doux de la brise marine et la végétation luxuriante en font un site paradisiaque.

Le voile de la mariée
Il est situé à 13 km de Kindia sur la route de Mamou. C’est un ensemble de deux chutes d’où tombent de fines gouttelettes d’eau d’une hauteur de 80m environ. L’ensemble forme une espèce de voile immaculé d’une beauté exceptionnelle d’où son nom » voile de la mariée « . La station climatique de Dalaba
C’est un lieu touristique de première importance depuis la période coloniale. Dalaba est situé dans les hauteurs foutaniennes, au milieu d’une végétation abondante. C’est une ville coquette à l’air pur et agréable, avec une température moyenne de 10°c. L’ancien » Etat couval « , construit par les autorités coloniales comme centre de repos et loisirs pour les administrateurs et hommes d’affaires de l’ancienne A.O.F, n’a rien perdu de ses atouts d’hier.

Les chutes de Kinkon
Kinkon est une autre œuvre de la nature avec arc-en-ciel et gorges profondes. Elles sont situées à 7 km de Pita, en plein centre du Fouta Djallon, sur le fleuve Konkouré. On peut aussi se rendre au barrage et à la centrale hydroélectrique qui alimente le Fouta central.

La Dame de Mali
Elle est à 1500 m d’altitude sur le Mont Loura. Il s’agit d’une femme d’une beauté remarquable qui défie le temps depuis des siècles, taillée dans le roc par l’érosion éolienne et visible dans toute son anatomie. D’après la légende, la » Dame du Mali » serait une femme infidèle qui aurait trompé son mari et que Dieu aurait punie en la transformant en statue.

La source du Niger
Située à 562 km de Conakry dans la préfecture de Faranah. Comme son nom l’indique, c’est là que le fleuve Niger a pris sa source. C’est un bel endroit qui offre beaucoup d’agréments parmi lesquels les mystères des bois sacrés qui entourent la source que la tradition populaire garde jalousement secrète.
Les fêtes des mares à Baro
C’est à 590 km de Conakry, dans le village de Baro qui se trouve dans la préfecture de Kouroussa, que se tiennent chaque année à la veille des premières pluies (mai/juin) de grandioses manifestations traditionnelles appelées » Fêtes des Mares « . Près de la mare s’élève une forêt sacrée où habite Bolé Fadima, divinité de la maternité et de la fécondité ; les femmes qui veulent avoir des enfants viennent lui faire des offrandes et danser dans la forêt sacrée, la fameuse danse dite Koubada don. Les cérémonies s’accompagnent de danses folkloriques et de pêche dans les lacs.
Le pont de lianes de Macenta.
Situé sur le fleuve Diani, à 95 km du centre ville de Macenta dans la région forestière et à 917 km de la capitale, une œuvre originale des hommes du terroir relie les deux berges. Un pont de lianes tressées avec intelligence, dextérité et accrochées aux arbres géants bordent élégamment les berges du fleuve.

Le Mont NIMBA
A l’extrême sud du territoire, en Guinée Forestière, se trouve l’un des plus hauts sommets de l’Ouest africain. Le Mont Nimba (1752 mètre d’altitude) abrite une faune variée et rare, notamment des chimpanzés très évolués vivant en famille et une espèce de grenouilles vivipares unique au monde.
Autres sites dignes d’intérêt
Dans toutes les régions naturelles, on rencontre de nombreux villages et sites historiques non encore mis en valeur pour le tourisme. On peut notamment citer le Fortin de Boké, le village de Farinya dans le Rio Pongo, la case du Roi du Labé (dans le Gaoual, à Foulamory), et enfin la plus célèbre mosquée de Guinée, la mosquée de Dinguiraye.

PRÉSENTATIONDU PAYS

La république de Guinée est un pays tropical dont les atouts naturels et culturels en font un paradis touristique. Elle laisse aux visiteurs une impression profonde faite d’un mélange d’admiration et d’émerveillement.

Sur près de 250 000 KM2 elle apparaît comme une synthèse de tout l’ouest africain. A coté les merveilles de la nature ici et là à travers le pays, des vestiges se dressent encore pour témoigner quelques fragments d’un passé exaltant.

Avec le premier comptoir français fondé en 1714, le littoral alors appelé côte des rivières du sud fût le cadre d’un important trafic d’esclaves, d’or, d’ivoire et de denrées précieuses. En 1889, le premier Gouverneur colonial le docteur Eugène Noël Balay s’installe à Conakry dont il fit la capitale des rivières du sud sous la dépendance du Gouverneur général de l’A.O.F. à saint Louis au Sénégal.

La pénétration coloniale se heurte à plusieurs foyers de résistance à travers le pays. 1898 marque un jalon important de la conquête avec l’arrestation et la déportation au Gabon de l’empereur de Wassoulou l’Almami Samory Touré. Alors, à partir de 1903, la Guinée comprise entre les frontières actuelles devenait une entité administrative coloniale française.

Après 60 années de colonisation, la Guinée proclame son indépendance le 2 octobre 1958. Avec le changement de régime politique en avril 1984, la libre entreprise devient une réalité, aussi le tourisme renaît et augure des perspectives optimistes et radieuses.

La population de la Guinée estimée à plus de 11 millions d’habitants, forme un ensemble cosmopolite de groupe ethniques dont la diversité est l’un des atouts majeur de la richesse de son patrimoine culturel. A 85 % musulmane, 10 % chrétienne, elle est occupée à près de 80 % par le secteur rural.

Depuis quelques années, le taux de mortalité a baissé grâce aux progrès dans les installations sanitaires et la couverture médicale de la population. Dans ce domaine, modernité et tradition se côtoient. La médecine traditionnelle encore pratiquée dans les villages, obtient parfois des résultats appréciables.

Toutes les institutions sont laïques et la langue officielle est le Français. Presque tous les villages possèdent leur école. Des centres d’enseignements professionnels et deux grandes universités forment les cadres du pays. En milieu musulman, l’école coranique est largement pratiquée, ce qui réduit le taux d’analphabétisme officiellement admis.

La Guinée se compose de quatre régions naturelles distinctes aux contrastes surprenants. A Chacune d’elle correspondant des types de relief, de climat, de faune, de flore, de fragments d’histoire, de rythme, de tradition populaire et de génie culturel propre à la République de Guinée.

La Guinée maritime ou Basse Guinée : A faible altitude est une étroite bande côtière qui s’étend de la côte atlantique au premier contrefort du massif du Fouta Djalon. Tout le long de la côte des eaux tièdes et transparentes baignent des kilomètres de plage au sable fin et argenté. Des îles au paysage idyllique apportent au tableau féerique de cette région un charme particulier.

Dans un environnement agréable sur plus de 7 Km de sable fin la brise marine et la végétation luxuriante en font un site paradisiaque. La Basse Guinée avec son climat de mousson (18° – 28°) et sa forte pluviométrie de mai à octobre est le domaine de la mangrove des palmeraies, cocoteraies des plantations d’arbres fruitiers des plaines rizicoles et de larges estuaires pittoresques. C’est aussi le domaine de la pêche surtout artisanal principal fournisseur du marché local en protéine d’origine animal et aussi activité d’appoint des populations côtières. Ce qui témoigne une zone économique exclusive exceptionnelle sur un littoral de 300 Km

La capitale (Conakry) avec une explosion démographique remarquable est devenue une ville cosmopolite où toutes les ethnies sont représentées. Jadis appelée la perle de la côte occidentale d’Afrique, elle se remet peu à peu d’une longue léthargie.

La Moyenne Guinée ou Fouta Djalon : Au paysage beau et au climat doux forme un ensemble de montagnes, de vallées, de plateaux dont l’altitude moyenne dépasse 800 mètres. Au Fouta, la saison sèche est accentuée par l’harmattan qui souffle de décembre à février avec les températures nocturnes descendant en certains endroits jusqu’à 7 ou même 6°. Le Fouta est le domaine des savanes arborées sur les plateaux, des forêts clairsemées sur les flancs des montagnes, des forêts galeries le long des rivières. A Cela s’ajoute partout des arbres fruitiers et quelques essences de pays tempéré comme le sapin.

Avec ses vastes pâturages naturels, le Fouta est propice à l’élevage et à la culture du fonio et du maïs. Véritable château d’eau de l’Afrique occidentale, tous les fleuves côtiers y prennent leur source ainsi que les grands cours d’eau de la sous région tels que le Sénégal, la Gambie, le Crobal et le Tinkisso affluant du Niger. Le Fouta c’est surtout les multiples facettes de la culture peule.

La Haute Guinée : Au climat soudanien sec est une région de forêts arbustives et de savanes herbeuses où domine par endroit le baobab témoin séculaire de tant d’épopée. Le Niger et ses affluents aux merveilleuses légendes constituent le principal réseau hydrographique. C’est une région de plaines rizicoles et de pêche fluviale. La Haute Guinée c’est le lieu des sites tumultueux de l’histoire du mandingue.

La Guinée forestière : Sur près de 13 000 Km2, la Guinée forestière se démarque nettement des 3 autres régions par sa végétation luxuriante, d’arbres géants et ses pluies abondantes presque toute l’année. Les essences industrielles comprennent principalement l’okoumé et l’acajou qui surplombent des plantations de palmiers, caféiers cacaoyers, bananiers, de théiers, de poivriers et de quinquina. Région par excellence des cultures industrielles d’exportation, on y récolte près de 13 000 tonnes de café par an.

La Guinée c’est aussi ses immenses potentialités agricoles et minières qui offrent un cadre idéal d’évasion saine. L’agriculture demeure la première ressource du pays avec 17 % des terres cultivées. La production provient essentiellement de cultures vivrières.

Depuis quelques années, les cultures industrielles et d’exportation ont repris du souffle avec près de 30 000 tonnes de fruits et 30 000 tonnes de coton par an. L’élevage presque entièrement concentré au Fouta et en Haute Guinée est un élément dynamique et important pour le développement de l’agriculture.

Les régions naturelles de la Guinée sont l’écrin d’un trésor minier des plus enviables du continent. A coté de l’uranium, du cobalt et autres minerais non exploités, on évalue les réserves à plus de 13 millions de tonnes de fer, 2/3 des réserves mondiales de bauxite, 50 tonnes d’or et 30 millions de carats de diamant.

Trois sociétés exploitent la bauxite pour 13 millions de tonnes par an. Le secteur minier représente 95 % des exportations dont 87 % pour la bauxite et l’alumine ce qui place la Guinée au second plan mondial des exportateurs d’or rouge après l’Australie.

L’industrie guinéenne dominée par l’agro-alimentaire est concentrée à Conakry et ses alentours. Elles sert quasi exclusivement le marché intérieur. A coté, des petites et moyennes entreprises cherchent à satisfaire les besoins du pays. Le réseau routier s’étend sur environ 14 000 Km dont 2 000 revêtus.

Le principal port commercial à Conakry est né au début des années 1900. Il assure le transport des marchandises diverses à l’importation et à l’exploitation pour environ 5 millions de tonnes par an. Il est aussi port minier avec l’exportation de l’alumine et de la bauxite.

La Guinée dispose de quatre lignes de chemin de fer sur 1047 km. La plus ancienne et commerciale construite au début du 20eme siècle et achevée en 1914 » Le Conakry Niger » sur 662 Km. Les trois autres sont réservées au transport minier.

La Guinée, c’est cette trilogie : musique, danse et chant qui remonte aux siècles les plus reculés. La Guinée où l’on vient respirer un air sain et plus frais, où l’on vient se reposer et surtout se détendre grâce aux multiples ressources touristiques qu’offrent les paysages variés, les plages accueillantes du littoral, les montagnes et les vallées verdoyantes, la chasse ou la pêche, des sites touristiques enfin bref l’agrément d’une population accueillante aux riches traditions. Pour croire en sa beauté, visitez la Guinée et alors vos souvenirs seront intenses et durables.

LOCALISATION :
Région
Afrique Occidentale
Pays limitrophes
Six pays entourent la Guinée : le Mali au nord et au nord-est, la Côte d’Ivoire à l’est, la Sierra Leone et le Libéria au sud, la Guinée Bissau à l’ouest, et le Sénégal au nord-ouest. Au sud-ouest, la Guinée est bordée par l’Océan Atlantique.
Superficie
245 860 km2.
Comparaison
Pays un peu plus étendu que la Grande Bretagne

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