Kankan : Les producteurs de la filière du coton sont en difficulté !

Les producteurs de coton en guinée, sont actuellement confrontés à d’énormes difficultés. En dehors de la crise qui affecte le fonctionnement  de l’usine de traitement situé au quartier Kankan-Koura, dans la commune urbaine, les agriculteurs peinent jusqu’ici  à écouler leurs stocks issus de la dernière campagne de récolte. Un seul phénomène, explique cette situation : le non décaissement du côté de l’Etat, des fonds, devant servir pour payer le fruit du dur labeur des paysans. C’est ce qui ressort d’un entretien avec le président des producteur de l’or Blanc en Guinée.
Résident à Bankalan, à une vingtaine de Kilomètre de Kankan, KARAMO MAMADI KABA, est le président de la fédération guinéenne des  producteurs de coton en guinée. Il exprime en ces termes les souffrances liées à la culture cotonnière en Guinée.
« Le plus grand handicap auquel nous sommes confrontés aujourd’hui, nous les producteurs,  c’est le non respect de notre calendrier agricole. L’achat du produit ne fait pas à temps. Car  il ne s’agit pas que l’Etat, seul acheteur, vienne acheter nos productions, mais que ce soit dans les temps, d’une manière rapide. Sans quoi, tout le monde sait que le coton ne se mange pas. C’est décourageant. Nos stocks de production, sont menacés, en cas d’incendie par exemple, on perd tout. A coté de ce problème majeur, vient s’ajouter aussi le retard dans l’approvisionnement des engrais, des herbicides, et des  semences. Tous ces problèmes font que certains paysans, délaissent la filière au profil des mines».
Par conséquent, à en croire ce fin connaisseur de la filière cotonnière guinéenne, pour y avoir consacrée presque toute sa vie, la bonne santé du secteur dépend de trois (3) conditions  essentielles.
« Si on veut que la culture du coton se développe, alors la première des choses, il va falloir augmenter considérablement le prix d’achat. Deuxièmement, il faut que les fonds se débloquent à temps pour acheter la production et troisièmement, il faut que tous les intrants nous parviennent rapidement. C’est le non respect de ces trois conditions qui font que le coton guinéen a du mal à progresser ».
Enfin, il faut noter que le coton guinéen  se cultive essentiellement sur toute la zone de la Haute-Guinée et à quelques endroits en Moyenne et en Guinée forestière notamment à Mamou et à Senkor.
CHEICK-SEKOU BERTHE, CORRESPONDANT www.kababachir.com à Kankan.

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