Justice : les greffiers divisés autour de la grève

Déclenchée le 08 juin dernier, la grève des greffiers ne fait pas l’unanimité au sein de la corporation. Alors que la grève avait paralysé l’appareil judiciaire, on assiste à une division interne des greffiers.

L’association  des Greffiers de Guinée désapprouve la démarche des leurs collègues qu’il qualifie des ‘’dissidents’’.

Réunie en assemblée générale, lundi, l’association des greffiers de Guinée dénonce ‘’la  forme de la grève.’’

‘’On n’est pas des adversaires. L’objectif, c’est de respecter la procédure de grève. Nous sommes affiliés à une fédération syndicale. On ne peut pas se lever un beau matin comme ça, déclencher une grève sans au moins se référer à sa propre fédération syndicale. Si nous restons dans le cadre de l’Association des Greffiers, il y a des procédures à suivre. On a un chef de département, il faut se référer à lui pour grever. Il ne faut pas braver ses chefs hiérarchiques’’, soutient Bandiou Doumbouya le président de la Corporation.

Justifiant leur position, le porte-parole des grévistes explique le bien fondé de la grève: ‘’Nous réclamons l’application du statut particulier  des greffiers de Guinée  que le Président de la République a  bien voulu signer depuis le 03 août 2016.’’, rappelle Mamadou Dian Baldé, qui soutient que la grève est largement suivie sur l’ensemble du territoire national.

Présent à cette assemblée générale, un des grévistes parle déjà de l’expiration du mandat de l’Association des greffiers de Guinée.

‘’Il n’existe plus d’association.’’, rappelle Tamba Ouendouno qui s’appuie sur l’article 2 de l’arrêté d’agrément.

Selon lui, ‘’Cet article dispose que six mois après l’expiration de l’arrêté provisoire, qu’ils vont renouveler. Nous devons renouveler, mais c’est subordonné par le dépôt d’un rapport au ministère de l’administration du territoire. Déjà, l’arrêté date du 22 juin 2014. Donc, au 22 juin 2017, c’était fini, il n’y avait plus d’association. Donc, il ne faut pas que monsieur Doumbouya se réclame président de l’Association des Greffiers’’, avertit le gréviste qui compte poursuivre le mouvement avec ses collègues ‘’dissidents’’.

En attendant de tirer au clair, une crise mine le secteur, alors que l’appareil judiciaire est paralysé.

Alfred Bangoura, www.kababachir.com

 

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