Jugement des dossiers criminels-Béké: à ce jour, il n’y a que cinq (05) dossiers non jugés (Procureur)

Il y a des mois, que le Ministre de la Justice, Garde des Sceaux, Maître Cheick Sako a procédé au lancement du procès des dossiers criminels au niveau du Tribunal de la Première Instance (TPI) dans la Région Administrative (RA) de Boké qui, selon le Procureur, Lansana Kadialy Touré, est compétent pour connaître les affaires criminelles, selon le nouveau Code.

Au micro de notre correspondant, le Procureur a indiqué que c’est dans ce cadre que le TPI de Boké a reçu courant 2017, trente- cinq (35) dossiers criminels dont six (06) cas de meurtre, le viol cinq (05), les coups et blessures volontaires ayant entrainé la mort sans intention de la donner cinq (05), homicides involontaires cinq (05), assassinat cinq (05), tentative d’assassinat une (01) affaire, association de malfaiteurs deux (02), parricide une (01) affaire, vol à mains armées trois (03), enlèvement de mineurs deux (02).

A nos jours, dit-on, la presque totalité de ces dossiers est jugée, ce qui fait que le TPI de Boké statue sur les dossiers dont les auteurs sont soit  absents, non détenus, restent sans adresse ou soit, ils sont morts.

Il est vrai que la mort éteint la poursuite judiciaire mais, il faut que ces dossiers aussi soient jugés, a rassuré le Procureur.

S’agissant des portés disparus, témoigne notre source, «le Tribunal est obligé de faire un défaut ou décerner un mandat d’arrêt contre eux pour qu’ils soient recherchés partout où, ils se trouvent.

Une fois retrouvés, ils seront directement conduits à la Maison centrale (Prison Civile) pour purger leurs peines.»

Au fur et à mesure que les nouveaux dossiers entrent, a expliqué le premier responsable du TPI de Boké, «on est obligé de les prendre en charge, les préparer, les mettre en état, faire les citations, enrôler et juger conformément à la Loi. »

A ce jour, a précisé M. Touré, «il n’y a que cinq (05) dossiers non jugés. Mais bientôt, ces dossiers-là seront programmés et jugés comme les autres à l’image des préalables à assumer notamment, la mise en état (citer les prévenus criminels n’étant pas en détention, les témoins, les parties civiles). Ensuite, préparer le dossier, l’enrôler et le juger.»

Parlant d’un présumé voleur abattu récemment dans la cour du garage Boké Métal Services (BMS), le Procureur a fait savoir que l’enquête se poursuit pour éviter les erreurs judiciaires.

Le législateur a donné un délai raisonnable. Parce qu’une enquête de crime peut faire 03, 04 ou 05 ans suivant son cours normal, a rappelé notre source.

Le jour où on aura tous les éléments d’appréciation, dira M. Touré, on pourra vraiment faire le procès mais si on se met à juger avant que les enquêtes ne soient finies,  ce serait une erreur judiciaire. Parce qu’on ne peut pas condamner un innocent ou relaxer un fautif.

C’est pour cette raison la justice prend tout son temps pour pouvoir mener à bien ces enquêtes et permettre d’aboutir à un résultat salutaire…»

 

Mamadouba Camara, correspondant Kababachir.com à Boké

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