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Les Institutions républicaines au scanner !

Les Institutions républicaines au scanner !

Gouvernance approximative, Institutions républicaines moribondes la Guinée est bien malade. Cette longue maladie inquiète ou plutôt révolte Ousmane Gaoual Diallo. Dans une interview qu’il a accordée à des journalistes, le député passe au scanner toutes les Institutions républicaines et dénonce les menaces qui planent sur certains audacieux qui refusent de torpiller les lois de la République.

Extrait : « On a du mal à comprendre quel héritage Alpha Condé laissera à notre pays ? Les institutions sont plus que jamais à terre. L’Assemblée nationale, l’institution dans laquelle je siège, il est dit dans notre règlement intérieur que les membres du gouvernement dans leur entièreté doivent être devant les parlementaires une fois par semaine pour débattre des questions d’actualité. C’est une disposition à laquelle ils ne se sont jamais pliés, depuis qu’on est installés, jamais ils n’ont respecté notre règlement intérieur, ça c’est un. Deuxièmement, on refuse à l’Assemblée nationale d’installer la Haute Cour de justice alors que toutes les institutions devant concourir à son alimentation sont là. C’est l’Assemblée nationale, la Cour des Comptes, la Cour Suprême et la Cour Constitutionnelle, on refuse. »

Comme si cela ne suffisait pas, le député dénonce l’autre violation de la loi. Il s’agit de la « déclaration des biens des membres du gouvernement, du président de la République, du président des institutions n’est toujours pas apparue au moindre journal officiel dans notre pays. Donc beaucoup de violations de la loi. » S’agissant de la Cour Constitutionnelle,elle est plus que jamais affaiblie « parce qu’elle a, à sa tête un président audacieux, qui a osé rappeler au président de la République la disposition de la constitution. Il est aujourd’hui sous le feu de la critique et de l’abandon financier qui fait que son institution s’affaiblit de jour en jour. »

Et la Cour des comptes dans tout ça ? « Elle est présidée par un ancien ministre de l’Economie et du Budget. Ce qui ne donne aucun crédit au rapport qu’il fera aussi bien qu’en Guinée qu’à l’extérieur. Le conseil économique et social, on ne sait pas à quoi ça sert dans notre pays. Les ministres plus d’une soixantaine, les Guinéens ne connaissent pas plus une dizaine de personnes. »

Il y a quelques jours, les mêmes dénonciations avaient été faites par Dansa Kourouma, président de la Société civile guinéenne. Pour le moment, on se limite juste à ces griefs. Mais, le gouvernement ne bougera pas. Du moins, pour l’instant.

Jeanne Fofana, Kababachir.com

 

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