Inondation à Gaoual: 21 familles sont sans abris dans le secteur Kébouya

La population du secteur Kébouya, district Guidaly, sous-préfecture de Koumbia dans la préfecture de Boké a été frappée le 29 août dernier par une inondation provoquant la mort de 56 moutons, 66 chèvres, 63 poulets et la destruction de 48 champs de riz, 38 champs d’arachide, de 2 maisons en dur, de 65 cases et leurs contenus ainsi qu’une mosquée, d’après le sous-préfet de Koumbia, Alsény Diallo.

Suite à cette catastrophe naturelle, le gouverneur de la Région administrative (RA) de Boké, général de Brigade, Siba Sévérin Loholamou s’est rendu jeudi, 06 septembre 2018 sur les lieux du drame pour s’enquérir des tristes réalités.

Il était accompagné des responsables de la Direction régionale de la Police et de la Santé de sa sphère politique  ainsi qu’une délégation du Ministère de la Santé (MS).

S’adressant aux sinistrés, le premier responsable de la Région de Boké a déclaré : «Quand ça ne va pas, nous devons braver la boue, le soleil pour intervenir et sauvegarder la liberté, la dignité des gens notamment, nos populations.»

Pour le gouverneur de Région, « Tous les guinéens qu’ils soient de l’intérieur ou de l’extérieur, sont interpellés par la catastrophe qui vient d’arriver à Gaoual.»

Selon le général de Brigade, Siba Sévérin Loholamou, «la longue colonie des camions stationnés depuis des jours, impacte dangereusement l’économie nationale.»

Visiblement consterné, l’Honorable Député a appelé à la conscience patriotique de tous les guinéens et de l’Etat quant à la décontamination des puits qui, selon lui, sont remplis d’eaux de surface pour éviter d’autres catastrophes à ses compatriotes.

Utile de préciser qu’après la baisse du niveau des eaux, les jeunes massivement mobilisés ont retroussé les manches en vue de  remplir les nids de poules pour faciliter le passage des dizaines de camions bloqués depuis des jours.

De source concordante, c’est la 2ème fois que la population de Kébouya soit frappée par une telle inondation après celle de 1943.

A ce jour, 21 familles sur 250 autres, passent la nuit à la belle étoile d’après le sous-préfet de Koumbia, Alsény Diallo.

Mamadouba Camara, correspondant www.kababachir.com à Boké

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