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Infrastructures-Boké: l’Hôtel ‘’Village Communautaire’’ dévient ‘’le Palmier’’

Infrastructures-Boké: l’Hôtel ‘’Village Communautaire’’ dévient ‘’le Palmier’’

 Réalisé par la Société Compagnie des Bauxites de Guinée (CBG), à la faveur des festivités du 54ème anniversaire de l’indépendance nationale, l’ancien hôtel ‘’Village Communautaire’’ est désormais baptisé ‘’Le Palmier’’.

Ce changement fait suite à un appel d’offre lancé par la préfecture à l’intention des promoteurs hôteliers. Le contrat de bail a été décroché par Laye Doré, ex inspecteur des affaires administratives et financières de la préfecture de Boké.

Rentré à Boké, le 16 septembre 1976, avec un arrêté qui le nommait inspecteur des services financiers et comptables. 2 mois après, un décret le confirmait en le mettant au niveau du contrôle d’Etat comme inspecteur des affaires administratives et financières, le poste qu’il a occupé pendant huit (08) ans.

En 2008, Laye Doré, nouveau Président directeur général de l’hôtel ‘’le Palmier’’, fut nommé secrétaire général chargé de l’Administration à Dinguiraye. De Dinguiraye, il fut muté à Dubréka d’où, il a été ramené à Boké.

Au micro de notre organe d’informations, Laye Doré s’est exprimé:

« C’est en 2008 que j’ai été nommé préfet de Boké. Quand Monsieur Moussa Dadis Camara a pris le pouvoir, il a démis tous les préfets civils pour mettre des gendarmes.

De 2008 jusque maintenant, j’étais là assis dans l’attente de mon destin. Un jour, de passage, j’ai suivi avec une attention particulière sur les ondes de la Radio Espace, un appel d’offre concernant le village communautaire qui, d’ailleurs, a été l’initiative des collectivités locales pour construire cette belle cité.

Après, je me suis dis que je ne peux pas exercer le poste de secrétaire général durant 25 ans, et que je puisse faire la soumission et échouer. Parce que, j’ai toujours appartenu aux commissions de  dépouillement des plis. Donc, je connais presque tous les dessous. C’est ainsi que j’ai fait ma soumission conformément au cahier charge qui nous a été soumis l’autorité.

Après le dépouillement, Dieu aidant, j’ai été 1er.  J’ose dire que les choses n’ont pas été si faciles. On a passé 5 mois dans l’attente du rapport final m’attribuant ce complexe splendide. Je profite de votre micro pour remercier Monsieur Sinè Magassouba, directeur préfectoral de l’Education, Monsieur Fodé Bérété, directeur national des Mines pour leur soutien de qualité.

Quand j’ai reçu le contrat des mains de Monsieur le préfet, j’ai procédé à un contrôle général. Mais le jour où, j’ai fini le contrôle, honnêtement, j’étais très découragé parce qu’il fallait tout reprendre au niveau du village communautaire : postes téléviseurs et climatiseurs en panne, connectés depuis 05 ans, assurer l’adduction d’eau, la tuyauterie, les robinets rouillés. Sur 32 climatiseurs, 17 étaient en panne. Il y a beaucoup de climatiseurs qui sont amortis parce que tout simplement, ils manquent de gaz ou des compresseurs.

A vue d’œil, c’est une cour agréable. Mais il y avait un vide à combler. J’ai aussi procédé à la réalisation d’un plein air pour gérer l’affluence et attirer la clientèle en majorité personnes respectables.

Ensuite, j’ai fait un Restaurant, une Pâtisserie, une Réception, trois (03) Paillottes. Tout cela est fonctionnel grâce à Messieurs les Préfet, Mohamed Lamine Doumbouya et Gouverneur, général de Brigade Siba Sévérin Lohalamou qui ont exigé à ce que le marché soit attribué à celui qui a rempli les conditions de soumission.»

A l’époque, poursuit le PDG, «chacun des trois (03) candidats se tapait la poitrine ayant son homme, son bras de fer au haut lieu. Il fut un moment, je n’espérais plus. Durant les 40 ans que j’ai passés ici, je n’ai jamais été mêlé d’une malversation. Tout Boké m’est témoin, je peux lever la main. Pour moi, après Beyla, c’est Boké que j’ai aimé en Guinée. Je continue les travaux. Plus j’ai les moyens, plus, je vais investir.  C’est pourquoi, j’ai fait d’autres réalisations qui n’existent nulle part dans le contrat. Quand les travaux seront terminés, je ferai un devis que je vais présenter à l’autorité qui va parapher, pour que celui qui viendra après moi, puisse me rembourser en fonction de ce que j’ai fait en dehors de contrat.

Comptant 21 chambres climatisées, l’hôtel ‘’le Palmier’’ dispose à ce jour, six (06) jeunes employés temporaires.

Ici, tous les clients disposant des biens précieux, sont recensés dès leur arrivée jusqu’au jour de leur départ de l’Hôtel. Chez nous, la nuitée se négocie à 150 mille francs guinéens. Un prix différent de ceux de certains hôtels de la place.  Bref, tout marche à merveille après la rénovation.

Mamadouba Camara, correspondant Kababachir.com à Boké

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