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Hôpital national Donka : ce qu’il faut attendre après novembre 2017

Hôpital national Donka : ce qu’il faut attendre après novembre 2017

Fermé depuis septembre 2015 et ce pour 24 mois, ce CHU de Donka a ventilé tous ses services : 22 services sur 40 été touchés par cette fermeture. 65 millions USD libérés par la Banque Islamique de Développement (BID) serviront pour remettre sur pied cet hôpital national. Les travaux vont bon train. Même si, depuis août dernier, date à laquelle Fatou Siké Camara la patronne dudit CHU avait créé le buzz sur Facebook à cause de son narcissique maladive.

C’est justement cette maladie pour le paraître qui avait provoqué une vive polémique à Conakry et en France, voire dans d’autres capitales occidentales. En cause : la patronne poste ce 8 août, des photos sur sa page Facebook, alors qu’elle dit être à l’étranger pour « un contrôle médical », notamment à Rouen, en France. Problème : elle dit avoir bénéficié  à 100% de l’Aide Médicale de l’Etat français. Comme si elle y vivait en situation irrégulière depuis au moins 3 ans et souffrait d’une réelle pathologie devant exiger des aides spécifiques. La polémique enfle donc. D’abord certains estiment que c’est de la fraude. D’autres du camouflage.

L’un ou l’autre cas, Fatou Siké a raté le coche cette fois-ci en postant ses avanies sur Facebook rêvassant de faire plaisir à de petits esprits qui devraient éventuellement passer le clair de leur temps à commenter et à souhaiter bon séjour. Très vite, la polémique s’est tue avec le déchaussement du post.

De longs mois après, c’est le ministre Abdourahmane Diallo qui parle en conseil des ministres, ce jeudi, du projet de restructuration de l’Hôpital National Donka. Selon lui,

L’édifice sera rendu à l’Etat au plus tard en novembre 2017. Sa capacité d’accueil est de six cent trente-quatre (634) lits répartis entre vingt-huit (28) services d’hospitalisation, avec un plateau technique moderne comprenant des services de laboratoire, d’imagerie médicale, d’anatomie pathologique, une centrale de production d’oxygène et quinze 15 salles opératoires.

Politique d’anticipation oblige. Le ministre envisage notamment la réorganisation administrative et financière ; la réorganisation de la fonction médicale ; le changement de mode de financement. L’objectif vise à donner « une nouvelle vision de l’hôpital public et une gestion rationnelle qui se veut plus performante. La traduction de cette vision de changement bouleversera les habitudes, touchera à des intérêts et provoquera sans doute de la réticence. » Cette réforme a gagné l’approbation du gouvernement. Il ne reste plus qu’à affronter les autres défis internes. Sauf que la démarche est déjà à saluer…

Jeanne Fofana, www.kababachir.com

 

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