Héritage de Johnny Hallyday: avec ce jugement, Laeticia est ruinée!

Ce sont les deux enfants de Johnny qui remportent la plus grande victoire en obtenant le gel du patrimoine immobilier de leur père ainsi que la mise sous séquestre de tous ses droits artistiques. Une mauvaise nouvelle pour Laeticia qui se retrouve ruinée…

Pour dégager des moyens financiers, Laeticia avait décidé de vendre la Lamborghini de Johnny. Une voiture de luxe qui aurait pu lui rapporter entre 700 et 800.000 euros. Pas de bol : Johnny avait oublié de la prévenir: c’était une voiture de location!

Pour remédier à ce manque, elle aurait donc entamé les démarches afin de toucher la pension de réversion à laquelle elle prétend en tant que veuve. Car en plus de la bataille judiciaire, Laeticia doit également payer les nombreux employés de la villa de Marnes-la-Coquette, la taxe foncière de la villa aux Etats-Unis (500.000 dollars), une voiture qui n’est pas la sienne…

Johnny Hallyday était très dépensier !

«Johnny» a été une figure régulière du classement annuel des chanteurs français les mieux payés (2e en 2016, avec 16 millions d’euros de revenus, selon le magazine Capital).En 60 ans de carrière, l’ancien gamin sans le sou, né d’un père belge, a accumulé chiffres de ventes vertigineux (plus de 100 millions de disques) et tournées marathon. Il a aussi conclu de juteux contrats publicitaires et investi, avec plus ou moins de bonheur, dans diverses affaires (boîtes de nuit, vignobles, restaurant…). Sans compter les revenus tirés des produits dérivés.

Mais «contrairement à une idée répandue, Johnny est un ’travailleur pauvre’, qui, malgré ses nombreuses années de carrière, n’a pas cumulé de patrimoine, car il a toujours eu un train de vie flamboyant. Il ne possède pas de capital, excepté son patrimoine immobilier», affirmaient les journalistes Catherine Rambert et Renaud Revel dans leur livre «Johnny, les 100 jours où tout a basculé» (2010).

Johnny, un « travailleur pauvre ».
Johnny, un « travailleur pauvre ». – Reporters

Amateur de voitures et de motos de collection, menant grand train, Johnny voyageait au gré des saisons entre ses résidences de Gstaad (station huppée des Alpes suisses), Saint-Barthélémy dans les Antilles, Marnes-la-Coquette (ouest de Paris) et Los Angeles. Il dépensait aussi sans compter pour ses proches et innombrables «potes» invités de ses virées aux quatre coins du globe. Un de ses amis a ainsi raconté avoir dû dissuader la star de lui offrir sur un coup de tête une toile d’Andy Warhol.

En 2004, son divorce douloureux avec sa maison de disques Universal avait jeté une lumière crue sur ce côté «panier percé». Johnny avait alors accusé Universal d’avoir mis en place un «système» pour l’asservir en profitant de sa situation financière désastreuse et tenté – en vain – de recouvrer la propriété des bandes originales de ses chansons.

Exil

Les procès qu’il a intentés à sa maison de disques ont été l’occasion d’un grand déballage. On y a découvert un rockeur couvert d’hypothèques, faisant appel à son label pour payer ses factures, éponger ses dettes et assouvir ses caprices… comme ce prêt de 5 millions d’euros destiné à l’achat d’un yacht.

Au fil des années, Universal s’était porté garant auprès du fisc, avait racheté sa maison de Ramatuelle dans le sud de la France et un hôtel particulier dans le très huppé XVIe arrondissement de Paris. En contrepartie, Johnny avait régulièrement accepté des modifications de son contrat, lui avait cédé ses droits à l’image et ceux sur le merchandising.

Ses démêlés avec le fisc ont aussi abondamment défrayé la chronique, au point de devenir un sujet politique.

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Dès 1975, l’administration fiscale l’a fait condamner à de la prison avec sursis et exigé le remboursement de cent millions de francs d’arriérés, ce qu’il n’a fini de faire que dans les années 1990.

Assujetti à l’ISF, impôt sur les Français les plus fortunés, il s’est régulièrement retrouvé au coeur de polémiques sur les exilés fiscaux. Comme en 2006, lorsqu’il a demandé la nationalité belge – en souvenir de son père, disait-il-, avant d’y renoncer. Puis quand il a décidé de s’établir une partie de l’année en Suisse, expliquant en avoir «marre, comme beaucoup de Français, de payer ce qu’on nous impose comme impôts». A quelques mois d’une élection présidentielle, ses propos avaient déclenché une tempête politique.

Durant les dernières années de sa vie, il était devenu résident fiscal aux Etats-Unis, où ses plus jeunes filles étaient scolarisées. «En France, la réussite, c’est louche, on trouve ça dégueulasse», déplorait-il en 2013 dans son autobiographie «Dans mes yeux».

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