Guinée Bissau : Aristides Gomes nommé premier ministre

Le nouveau premier ministre Bissau guinéen, Aristides Gomes, né le 8 novembre 1954, a déjà occupé ce poste du 2 novembre 2005 au 13 avril 2007. Diplômé en sociologie et science politique de l’Université de Paris VIII, il fut directeur général de la Télévision expérimentale de Guinée-Bissau de 1990 à 1992, puis ministre de la planification et de la coopération internationale sous le premier gouvernement de João Bernardo Vieira.

Aristides Gomes a été annoncé, samedi à Lomé, comme premier ministre dit de consensus par le président Bissau-guinéen, José Mário Vaz, à la session extraordinaire de la CEDEAO sur la situation politique dans le pays.
Selon le communiqué final, le président de la Guinée Bissau a indiqué que cette nomination intervient « après consultation avec les forces politiques et la société civile », et « sera prise par décret présidentiel le mardi 17 avril à Bissau ».
Par ailleurs, José Mário Vaz a informé la conférence des chefs d’Etat, de « la tenue des élections législatives le 18 novembre 2018 », et « de l’ouverture du parlement le 19 avril 2018 pour statuer notamment sur les points liés à la nomination des membres de la commission électorale, et de la prolongation de la législature ».
Pour leur part, les chefs d’Etat ont appelé les acteurs politiques « à travailler pour ramener la stabilité dans le pays», ainsi que le comité de suivi – composé d’Alpha Condé, Faure Gnassingbé et Jean-Claude Brou -, « à prendre toutes les disposition nécessaires pour la mise en œuvre de cette feuille de route ».

En rappel, José Mário Vaz avait annoncé, le 14 novembre 2016, la démission de son gouvernement mis en place cinq mois plus tôt, et dirigé par Baciro Djá. Une décision qui intervenait un mois après la signature de l’Accord de Conakry, lequel accord recommandait une « procédure consensuelle du choix d’un Premier Ministre ayant la confiance du Président de la République », et devant rester en place « jusqu’aux élections législatives de 2018 ».

«La situation politique actuelle indique clairement une grave crise qui met en cause le fonctionnement normal des institutions avec un blocage au Parlement», avait justifié le chef de l’Etat, qui en avait tiré les conclusions. «Face à l’absence d’unanimité, le président de la République va assumer sa responsabilité conformément à la Constitution, en dissolvant le gouvernement en place et en nommant sans tarder un Premier ministre de consensus ayant sa confiance », avait-t-il précisé.

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