Grève des enseignants à Kankan: Les élèves et parents d’élèves brisent le silence…

Deux semaines après l’arrêt des cours dans les établissements scolaires, publics et privés,  de la commune urbaine de Kankan,  par suite de la grève des enseignants déclenchée par le SLECG,  version Aboubacar Soumah, les candidats aux examens nationaux et parents d’élèves n’arrivent pas à absorber cette crise qui paralyse des activités pédagogiques dans le secteur éducatif du pays.  

Face à cette situation qui perdure toujours, ces potentiels candidats aux différents examens et certains parents d’élèves, angoissé par cette grève, ont réagi et appellent les parties, syndicat et gouvernement, à privilégier le dialogue pour une meilleure sortie de la crise.

A l’image de Morikê Keita, élèves en classe de la terminale Science Sociale au lycée Marien Ngoubie, et président de la presse scolaire, nombreux sont ces élèves en classe d’examen, qui  déplorent avec amertume cet arrêt des cours. Ils invitent les parties à plus de responsabilité.

« Je regrette beaucoup de voir mon avenir menacé en face. Ces responsables doivent passer en premier lieu à notre avenir. Et puis de grave dans tout ça, nous sommes des candidats. Et si une telle crise perdure toujours, ça joue énormément sur nous. Je demande au gouvernement guinéen, et l’ensemble des syndicats à travers le pays, d’aller sur la table de négociation, gage de tout progrès. Notre avenir est confisqué. Aider nous à quitter dans les rues » soulignent-ils!

Pour Bangaly traoré, parent d’élève,il n’est dans l’intérêt de personne qu’il y ait chaos dans ce pays. Selon lui, autorités et enseignants doivent se mettre autour de la même table pour discuter afin  que les enfants reprennent le chemin de l’école.

« La grève est un droit. Mais ce qui se déroule dans notre pays, c’est vraiment déplorable. En principe, on devrait pas arriver jusqu’à ce niveau là»

A préciser que malgré les cris de cœur des élèves et leurs parents auprès des enseignants, et malgré les négociations  pour une sortir de crise, rien ne semble permis aux yeux des enseignants de la ville de Nabaya de revenir sur leur décision, tant que leur point de revendication  auprès du gouvernement ne sera pris en compte.

El hadj Fodé Soumah, www.Kababachir.com à Kankan

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