Frappes occidentales sur la Syrie : le fil des événements

Les attaques simultanées menées par Londres, Paris et Washington doivent permettre de neutraliser l’arsenal chimique syrien.

A 3 heures, heure française, ce samedi, la France, les Etats-Unis et la Grande-Bretagne ont lancé une centaine de missiles sur un site de recherches et deux centres de production et de stockage d’armes chimiques en Syrie. « Une mission réussie », selon le gouvernement français.

L’essentiel :

» Revivez les faits et réactions :

22 heures. C’est la fin de ce direct, merci de l’avoir suivi.

21h39. Parly aux côtés des soldats. La ministre des Armées partage une photo des aviateurs revenus de leur mission en Syrie. « Respect pour leur courage », écrit-elle.

Florence Parly

@florence_parly

Sur la BA 113 avec nos aviateurs tout juste revenus de leur mission. Respect pour leur courage.

 21h15. Emmanuel Macron veut travailler avec la Turquie. L’Elysée indique qu’Emmanuel Macron a appelé le président turc Recep Tayyip Erdogan. Le président français souhaite « intensifier » la « concertation » avec la Turquie en vue d’une « solution politique » pour la Syrie.

21h. Des initiatives de Paris, dès lundi promet Le Drian. « Nous allons prendre des initiatives dès lundi au Conseil de sécurité (de l’ONU, ndlr) à New-York, à Bruxelles lors de la réunion des ministres des Affaires étrangères, pour tracer la feuille de route (vers un règlement pacifique) avec tous ceux qui voudront », a déclaré Le Drian sur la chaîne de télévision TF1. « La France veut reprendre l’initiative au Conseil de sécurité pour faire en sorte que l’on s’achemine vers un règlement pacifique de la crise syrienne », a-t-il déclaré.

20h28. Nom de code : Hamilton. La frappe contre la Syrie ordonnée cette nuit par les autorités françaises, a été appelée Opération Hamilton, selon nos informations.

20h05. Du sarin et du chlore utilisés à Douma ? Washington pense que du chlore et du sarin ont été utilisés au cours de l’attaque chimique qu’ils lui imputent, le 7 avril à Douma près de Damas, déclare une responsable de l’administration américaine.

19h37. Résolution, l’échec de Moscou. La Russie n’a pas réussi à faire adopter par le Conseil de sécurité une résolution condamnant les frappes américaines, françaises et britanniques en Syrie, ne recueillant pas les neuf voix nécessaires à son approbation. La Russie, la Bolivie et la Chine ont voté pour le texte, huit pays ont voté contre et quatre se sont abstenus. Le projet de texte, de cinq paragraphes, faisait part d’une « grande inquiétude » face à « l’agression » contre un Etat souverain, qui viole, selon Moscou, « le droit international et la Charte des Nations unies ».

19h22. Netanyahu applaudit. Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu dit ce soir son « soutien total » aux frappes américaines, françaises et britanniques. « Il y a un an j’ai affirmé qu’Israël apportait un soutien total à la décision du président Donald Trump de se mobiliser contre l’usage et la dissémination d’armes chimiques », affirme Netanyahu dans un communiqué, assurant que le soutien de son pays resté « inchangé ».

19h. A l’ONU de « reprendre » l’initative. Pour Emmanuel Macron, le Conseil de sécurité de l’ONU devrait « maintenant reprendre, dans l’unité, l’initiative sur les plans politique, chimique et humanitaire ». Le président français, qui s’est entretenu successivement par téléphone avec Donald Trump et Theresa May, s’est par ailleurs « félicité de l’excellente coordination » avec Washington et Londres.

18h24. La Russie doit « faire preuve de responsabilité », intime l’Otan. Dans un point presse, le secrétaire général de l’Alliance atlantique Jens Stoltenberg a réaffirmé son soutien à l’opération menée cette nuit. « Les Alliés appellent tous ceux qui soutiennent le régime syrien, en particulier la Russie, à faire preuve de responsabilité et à faire ainsi en sorte que le régime syrien participe de manière constructive au processus de Genève sous la conduite de l’ONU », a également plaidé M. Stoltenberg.

NATO

@NATO

NATO Allies expressed full support for last night’s actions in . Read the full statement: http://bit.ly/2EMalYN 

17h57. Silence radio chez LR. Alors que les réactions se multiplient dans la classe politique française, beaucoup soulignent l’absence de position de Les Républicains, et de son président, Laurent Wauquiez.

Henri VERNET@HenriVERNET

La réaction (et le soutien à @EmmanuelMacron) de @alainjuppe sur les frappes en … mais on attend toujours celle de @laurentwauquiez. https://twitter.com/alainjuppe/status/985183333163458560 

17h21. Le général Lecointre termine son allocution en saluant l’action de l’armée française.

17h18. « Je tiens à relever la coordination des actions, qui a permis que l’ensemble des cibles soient frappées à quelques minutes d’intervalles au total », souligne le général Lecointre, qui salue la capacité française de s’intégrer à un système de commandement et de contrôle. Il liste les aspects techniques de la mission.

17h16. Le général Lecointre, chef d’État-Major des Armées, prend la parole à son tour.

17h15. « Je constate avec satisfaction que durant le raid, il n’y a eu aucun incident. Le temps est désormais à l’action politique et humanitaire », poursuit-elle.

17h10. Florence Parly, ministre des Armées, prend la parole pour une conférence de presse. « A l’heure actuelle, je peux affirmer que la mission est un succès. Les objectifs militaires sont atteints », assure-t-elle. « Tous nos missiles sont parvenus à leur objectif. »

16h43. En direct du conseil de défense. Sur le compte Twitter du président, une photo montre Emmanuel Macron et différents membres du gouvernement lors du conseil de défense restreint, convoqué par le chef de l’Etat. « L’usage d’armes chimiques met en danger le peuple syrien et notre sécurité à tous. L’intervention armée de cette nuit montre notre détermination », est précisé en légende.

Emmanuel Macron

@EmmanuelMacron

L’usage d’armes chimiques met en danger le peuple syrien et notre sécurité à tous. L’intervention armée de cette nuit montre notre détermination. Conseil restreint de défense.

16h25. La Russie demande une condamnation des frappes. Lors de la réunion du Conseil de sécurité de l’ONU, Moscou a réclamé une résolution pour « condamner », es frappes.

16h. D’autres frappes côté américain ? Dana White, porte-parole du ministère de la Défense, estime que de futures actions dépendront du comportement du régime syrien.

15h47. Avant, après. Le Pentagone dévoile les images du centre de développement d’armes chimiques de Barzé, près de Damas, touché par les frappes.

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/Pentagone15h44. Les frappes occidentales contre le régime syrien ont porté un tel coup au programme chimique syrien qu’il « mettra des années à s’en remettre », assure le Pentagone, lors de sa conférence de presse. « Les défenses antiaériennes russes n’ont pas été activées et celles du régime syrien ne l’ont été qu’après la fin des frappes », ajoute le général McKenzie.

15h37. Emmanuel Macron réunit un conseil de défense. A la suite de l’opération menée par la France, le président a convoqué un conseil de défense avec les principaux membres du gouvernement aux alentours de 16 heures.

15h25. LePentagone donne une conférence de presse. « Nous avons frappé avec succès toutes nos cibles », assure le lieutenant-général Kenneth McKenzie. Il assure également que cette frappe était deux fois plus importante que la précédente, menée par les Etats-Unis en avril 2017. « Pour l’instant, nous ne sommes pas en mesure de dire s’il y a des pertes humaines », a-t-il poursuivi.

14h50. Un conseil européen dédié ? L’ancien ministre PS Stéphane Le Foll demande à Emmanuel Macron d’organiser « en urgence » une réunion du conseil européen.

Stéphane Le Foll

@SLeFoll

Je demande à @EmmanuelMacron d’organiser en urgence une réunion du conseil européen. L’europe doit avoir une voix forte sur cette question. La France 🇫🇷 a un rôle décisif a jouer en Europe 🇪🇺 @franceinfo

14h45. Matignon reçoit les parlementaires. Alors que les députés apprécient peu de ne pas avoir été informés des frappes,Édouard Philippe recevra demain, selon LCI, Gérard Larcher et François de Rugy, présidents du Sénat et de l’Assemblée, ainsi que les présidents des groupes politiques et les présidents des commissions défense affaires étrangères du Parlement.

Adrien Gindre

@agindre

Info @LCI : le Premier ministre @EPhilippePM recevra demain à 11h les Présidents de l’Assemblée et du Sénat + les présidents des groupes politiques + les présidents des commissions défense / affaires étrangères du Parlement

14h20. « Mission accomplie ». Donald Trump remercie Paris et Londres pour « une opération parfaitement exécutée hier soir. Merci à la France et au Royaume-Uni pour leur sagesse et la puissance de leur belle armée. Nous n’aurions pas pu avoir un meilleur résultat. Mission accomplie ! », tweete le président américain.

Donald J. Trump

@realDonaldTrump

A perfectly executed strike last night. Thank you to France and the United Kingdom for their wisdom and the power of their fine Military. Could not have had a better result. Mission Accomplished!

14h15. Le conseil de sécurité de l’ONU se réunira à 15 heures GMT, soit 17 heures, heure française.

14h10. Il n’y avait pas d’urgence. « Il serait d’autant plus « normal » de discuter l’engagement militaire de la France en Syrie que la situation « n’exigeait pas une riposte immédiate », estime la vice-présidente socialiste du Sénat Marie-Noëlle Lienemann.

MN Lienemann

@mnlienemann

Dans une démocratie, il serait normal qu’un engagement militaire en Syrie soit décidé par le parlement et pas seulement par le Président. D’autant que le temps imparti pour agir n’exigeait pas une riposte immédiate comme en cas de menace directe sur le territoire national.

 

14 heures. Quatennens traite Hamon de « Bisounours ». « Les bombardements propres des gentilles démocraties et les bombardements sales des méchantes dictatures ou la géopolitique pour les Bisounours ! D’où qu’elles viennent, les bombes font des victimes ! L’ONU, la diplomatie et le droit international, pas la guerre ! », répond le député LFI Adrien Quatennens à un tweet de Benoît Hamon (lire ci-dessous à 13h45).

Adrien Quatennens

@AQuatennens

Les bombardements propres des gentilles démocraties et les bombardements sales des méchantes dictatures ou la géopolitique pour les bisounours ! D’où qu’elles viennent, les bombes font des victimes ! L’ONU, la diplomatie et le droit international, pas la guerre ! https://twitter.com/benoithamon/status/985118100881379328 

 

13h55. L’UE monte au créneau. L’Union européenne appelle « tous les pays, notamment la Russie et l’Iran » à agir pour que la Syrie n’utilise plus d’armes chimiques. L’Union se dit « prête à envisager de nouvelles sanctions » contre le régime de Damas.

13h45. Hamon pour, mais avec un mandat international. « Laisser Assad impuni après l’usage d’armes chimiques contre des civils est impossible. Mais il faut un mandat de l’ONU. Que ceux qui s’offusquent du bombardement d’une usine, sortent aussi du silence quand Poutine et Assad anéantissent les civils de la Goutha et d’Alep », estime, sur Twitter, le président de Génération-s.

Benoît Hamon

@benoithamon

Laisser Assad impuni après l’usage d’armes chimiques contre des civils est impossible. Mais il faut un mandat de l’ONU. Que ceux qui s’offusquent du bombardement d’une usine, sortent aussi du silence quand Poutine et Assad anéantissent les civils de la Goutha et d’Alep.

 

13h45. Non, l’OIAC ne stoppera pas son enquête. Les experts de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques vont poursuivre leur mission d’enquête sur l’attaque chimique présumée de Douma malgré les frappes « afin d’établir les faits relatifs aux allégations d’utilisation d’armes chimiques à Douma ». Damas a accusé les trois alliés (lire ci-dessous à 8h45) d’avoir organisé les frappes pour empêcher l’OIAC de démontrer que le régime syrien n’avait rien à voir avec les « allégations » d’attaque chimique.

13h40. Une escalade militaire peu probable. Que va faire Moscou ? Selon plusieurs experts, aucune riposte à caractère militaire n’est à l’ordre du jour. « L’objectif principal était de faire une démonstration de force, mais Washington a assez soigneusement choisi ses cibles pour que la situation n’échappe pas à tout contrôle », estime l’expert en géopolitique russe Fiodor Loukianov, interrogé par l’agence TASS.

Etant donné qu’« aucun dommage n’a été infligé à la Russie ou à des citoyens russes », la Russie ne peut que « répondre que dans le domaine politique, dans l’information et la propagande », abonde Alexandre Choumiline, du Centre d’analyse des conflits du Proche-Orient à l’Institut des Etats-Unis et du Canada.

13h20. Pas « suffisant » selon Hollande. « Des frappes ne suffisent pas », a déclaré l’ancien président de la République, en pleine promotion de son livre à Tulle (Corrèze). Il plaide pour « un droit de suite, une pression diplomatique et politique pour qu’une issue soit trouvée au conflit syrien ».

Il a également regretté « l’inaction de Barack Obama en 2013 », alors que lui-même plaidait pour une intervention, mais ajoute ne pas « non plus (se) satisfaire de l’improvisation qui pourrait être celle de Donald Trump ».

12h50. 8 secondes de com’. La présidence syrienne a posté sur sa chaîne Telegram une courte vidéo de Bachar al-Assad arrivant au travail comme si de rien n’était, mallette à la main. La vidéo est intitulée « le matin de la résilience ». Rien ne permet d’affirmer toutefois que ces images datent d’aujourd’hui.

China Xinhua News

@XHNews

Syrian Foreign Ministry condemns US-led airstrike on Damascus, saying it violated international law. Syrian Presidency released footage showing President Bashar al-Assad walking in an administrative building following the attacks

12h40. Les 12 missiles français ont-ils été interceptés ? « Rien ne nous laisse penser qu’ils puissent l’avoir été », a déclaré le porte-parole de l’état-major des armées à des journalistes, selon l’agence Reuters.

12h37. Un débat au Parlement. Les frappes ciblées devraient faire l’objet d’un débat sans vote au Parlement dans les prochains jours, annonce Matignon.

Il s’agit de la procédure classique. Hors cas d’urgence, le président, « chef des armées », doit justifier son action devant les parlementaires au plus tard trois jours après le début de l’opération. Ce qui « peut donner lieu à un débat », mais à « aucun vote ». Ce n’est qu’au bout de quatre mois qu’il est dans l’obligation de demander une prolongation d’intervention.

12h35. Le Premier ministre a joué un rôle. Édouard Philippe a informé dans la nuit de vendredi à samedi les présidents des deux assemblées du déclenchement des frappes françaises contre la Syrie, avant qu’elles ne débutent, indique Matignon.

12h25. « S’il a des preuves, qu’il les montre ». Jean-Luc Mélenchon continue à fustiger la décision d’Emmanuel Macron de joindre les forces françaises aux frappes ciblées. « Le risque de guerre généralisée dépend toujours d’incidents à première vue sans proportion », affirme-t-il aux médias venus à sa rencontre à Marseille, avant une manifestation destinée à critiquer l’action globale du chef de l’Etat.

12h05. 69 % d’échec, selon la Russie. Selon l’armée russe, 103 missiles de croisière ont été tirés par les Etats-Unis, la France et la Grande-Bretagne et 71 d’entre eux ont été interceptés par la défense antiaérienne syrienne, équipée de systèmes de conception soviétique. « La Russie a amélioré le système antiaérien syrien ces six derniers mois », précise le lieutenant général Sergey Rudskoy.

12h02. La Chine, acteur à distance. La Chine, comme membre permanent du Conseil de sécurité de l’ONU, a mis à plusieurs reprises son veto depuis 2011, à chaque fois aux côtés de la Russie, à des résolutions onusiennes sur la Syrie, s’opposant farouchement à toute intervention américaine.

12 heures. La Chine opposée au recours à la force. « Nous nous opposons constamment à l’usage de la force dans les relations internationales, et soutenons le respect de la souveraineté, de l’indépendance et de l’intégrité territoriale de tous les pays », réagit la Chine, par la voix de Hua Chunying, la porte-parole du ministère des Affaires étrangères. « Nous appelons les parties concernées à revenir dans le cadre du droit international et à résoudre la crise par le dialogue et la négociation », a-t-elle ajouté.

11h55. Les Irakiens inquiets. Bagdad craint que les frappes ciblées n’aient des conséquences qui « menacent la sécurité et la stabilité de la région ». Selon des experts, des djihadistes se terrent toujours le long de la frontière poreuse avec la Syrie en guerre et dans l’immense désert irakien.

11h41. Aucune victime. Selon des « informations préliminaires » de la Russie, « il n’y a aucune victime au sein de la population civile ou de l’armée syrienne ».

11h40. Des cibles évacuées. Selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH), les installations visées par les frappes occidentales étaient « complètement vides », leurs personnels ayant été évacués « il y a plus de trois jours ».

11h31. L’avertissement. La France interviendra de nouveau militairement si la Syrie procède à une autre attaque chimique.

11h25. Le PS réagit. Olivier Faure, nouveau patron du Parti socialiste français, estime que « le silence des Nations ouvrirait une jurisprudence criminelle donnant dans les faits la possibilité de violer les conventions internationales sur l’utilisation d’armes chimiques ». Mais, ajoute-t-il, « il est urgent que de nouvelles discussions s’ouvrent dans le cadre des Nations Unies ».

11h20. Visite maintenue. Selon le quai d’Orsay, la visite d’Emmanuel Macron en Russie n’est pas remise en cause. Le chef de l’Etat, qui avait reçu Vladimir Poutine en grande pompe à Versailles fin mai dernier, doit se rendre à Moscou fin mai.

11h16. Mission réussie. Une « bonne partie de l’arsenal chimique » syrien a été « détruite », affirme, sur BFMTV, le ministre des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian.

11h10. Les avions français rentrés à la base. Tous les avions français – Rafale, Mirage, AWACS, ravitailleurs – se sont bien posés en sécurité à l’issue de leur mission de cette nuit, annonce la ministre des Armées Florence Parly.

Florence Parly

@florence_parly

Tous les avions français – Rafale, Mirage, AWACS, ravitailleurs – se sont bien posés en sécurité à l’issue de leur mission de cette nuit

11h05. L’UDI favorable. « C’est l’honneur de la France d’être à la hauteur du rôle singulier et historique qui est le sien et d’avoir pris l’initiative », réagit, dans un communiqué, le président de l’UDI Jean-Christophe Lagarde.

11 heures. La France donne des éléments. Le quai d’Orsay a publié son évaluation nationale sur l’attaque chimique de Douma. « Des renseignements fiables indiquent que des responsables militaires syriens ont coordonné ce qui apparaît comme l’utilisation d’armes chimiques contenant du chlore à Douma le 7 avril 2018 », est-il écrit dans cette note. En outre, « les services français ont recensé 44 allégations de recours à des armes chimiques et substances toxiques en Syrie depuis le 4 avril 2017, date de l’attaque au sarin de Khan Cheïkhoun. Parmi ces 44 allégations, les services français estiment que les éléments rassemblés au sujet de 11 attaques permettent de présumer de leur nature chimique ».

10h55. Pas assez, pour les rebelles. Les derniers rebelles de Douma estiment que les frappes des Occidentaux en Syrie sont « une farce » tant qu’Assad reste au pouvoir.

La France a tiré 12 missiles

10h52. Le déroulé de l’attaque française. La France a tiré 12 missiles de croisière sur un site de stockage d’armement et un site de production situés tous deux dans la région de Homs. Elle n’a pas visé Damas. Selon nos informations, trois de ces missiles ont d’abord été tirés depuis une frégate multimissions de la Marine nationale. Vingt à trente minutes plus tard, les neuf autres ont été tirés depuis les chasseurs français.

10h50. Le dispositif français. Au total, cette opération a mobilisé cinq frégates multimissions et un bâtiment de soutien, cinq Rafales, quatre Mirages 2000, deux Awacs (reconnaissance) et cinq ravitailleurs.

10h45. Une analyse du niveau de destruction des cibles est en cours côté français.

10h30. La colère de Poutine, ter. « Par leurs actions, les Etats-Unis aggravent encore la catastrophe humanitaire en Syrie, apportent des souffrances à la population civile, favorisent les terroristes, qui tourmentent depuis sept ans le peuple syrien, et provoquent une nouvelle vague de réfugiés », déclare encore le président russe, qui omet volontairement de citer la France et la Grande-Bretagne dans son communiqué.

10h21. Attaque chimique « imaginaire », toujours selon Poutine. L’attaque chimique présumée du 7 avril dans la Douma est, à tort, imputée aux forces gouvernementales, assure Poutine. « Les experts militaires russes qui se sont rendus sur les lieux de cet incident imaginaire n’ont trouvé aucune trace d’utilisation de chlore ou d’autre substance toxique. Aucun habitant local n’a confirmé d’attaque chimique », écrit-il dans un communiqué.

10h20. Poutine réagit. « La Russie dénonce avec la plus grande fermeté l’attaque sur la Syrie, où des militaires russes aident le gouvernement légitime à lutter contre le terrorisme », a déclaré le président russe dans un communiqué diffusé par le Kremlin. Vladimir Poutine dénonce aussi « un acte d’agression à l’encontre d’un Etat souverain qui se trouve à l’avant-garde de la lutte contre le terrorisme ».

10h15. Le soutien de Berlin. Angela Merkel juge l’intervention militaire « nécessaire et appropriée », estimant que « nos alliés américains, britanniques et français (ont) pris leurs responsabilités ». La chancelière avait annoncé jeudi que l’Allemagne ne prendrait pas part à d’éventuelles actions militaires.

10h12. Y aura-t-il d’autres cibles ? « C’est une frappe circonscrite et limitée » explique au Parisien une source à l’Elysée.

10h10. Poutine prévu après le « go ». Selon les informations du Parisien, le président Macron a prévenu Vladimir Poutine alors que l’opération était déjà engagée. Les moyens aériens mis en œuvre sont distincts de l’opération Chammal, les forces françaises engagées dans la coalition internationale de lutte contre Daech.

10h08. La colère de Khamenei. L’ayatollah Ali Khamenei, guide suprême iranien, qualifie Trump, May et Macron et « criminels ». « Ils n’obtiendront rien et le tireront aucun bénéfice » de cette « attaque », a-t-il déclaré aux dirigeants politiques et militaires d’Iran.

10h05. Pour comprendre.Syrie : les grandes dates du conflit, notre chronologie chapitrée et tenue à jour.

10 heures. La conviction de BHL. Le philosophe Bernard-Henri Lévy s’agace des « cris d’orfraie contre le prétendu alignement de la France sur les USA », reproche exprimé par le FN et la FI notamment. « Le plus vraisemblable (et cela apparaîtra vite), c’est que c’est la France qui au contraire a été à la manœuvre ».

Bernard-Henri Lévy

@BHL

Le Pen et Mélenchon, comme prévu, dans le rôle des Munichois… Les cris d’orfraie, comme prévu, contre le prétendu alignement de la France sur les USA… Le plus vraisemblable (et cela apparaîtra vite) c’est que c’est la France qui, au contraire, a été à la manœuvre.

 

9h50. Damas entre à Douma. Des forces de sécurité syriennes entrent à Douma, le dernier bastion rebelle dans la Ghouta orientale. Jeudi, le régime syrien affirmait avoir repris l’intégralité de l’enclave rebelle (voir le détail ici).

9h45. La Russie convoque une réunion d’urgence du Conseil de sécurité de l’ONU. « Pour évoquer les actions agressives des Etats-Unis et de leurs alliés », dit le communiqué. C’est la première réaction officielle du Kremlin qui jusque-là avait laissé la parole au ministère de la Défense.

9h30. Mélenchon critique. Le député et leader de la France insoumise Jean-Luc Mélenchon estime que les frappes « se font sans preuve, sans mandat de l’ONU, sans accord européen et sans vote du Parlement », « c’est une aventure de revanche nord-américaine, une escalade irresponsable », tempête-t-il.

Jean-Luc Mélenchon

@JLMelenchon

1/2 Les frappes contre la se font sans preuve, sans mandat de l’ONU et contre elle, sans accord européen et sans vote du Parlement français. Et cela sans aucune perspective politique en Syrie.

Jean-Luc Mélenchon

@JLMelenchon

1/2 Les frappes contre la se font sans preuve, sans mandat de l’ONU et contre elle, sans accord européen et sans vote du Parlement français. Et cela sans aucune perspective politique en Syrie.

Jean-Luc Mélenchon

@JLMelenchon

2/2 C’est une aventure de revanche nord-américaine, une escalade irresponsable. La France mérite mieux que ce rôle. Elle doit être la force de l’ordre international et de la paix.

9h30. Réaction des Républicains. La députée Valérie Boyer, secrétaire générale de LR, reproche à Emmanuel Macron d’entrer « dans cette escalade de la violence malgré les mises en garde de l’ONU ».

Valérie Boyer

@valerieboyer13

: Alors que la a totalement été absente dans la lutte contre le terrorisme, Emmanuel entre ds cette escalade de la violence malgré les mises en garde de l’ONU. Nous nous soumettons ainsi à la politique américaine contre la … pour quels résultats ?

9h25. Où est Édouard Philippe ? L’ancien sénateur centriste Yves Pozzo di Borgo, soutien de la Russie, s’étonne dans un tweet que sur la photo relayée par l’Elysée d’Emmanuel Macron en cellule de crise (lire ci-dessous à 3h32), le Premier ministre n’apparaisse pas. « Pas d’implication du Parlement ni du Premier ministre », reproche-t-il.

Yves Pozzo di Borgo@YvesPDB

Curieuse photo sur le Tweet avec son équipe collaborateurs et militaires mais pas le 1er Ministre qui pourtant « dispose de la Force armée » par l’article 20 (et 21) de la Constitution ! Pas d’implication du Parlement ni du 1er ministre !

9h14. Le FN opposé aux frappes. Sur les réseaux sociaux, la présidente et députée frontiste Marine Le Pen estime que « ces frappes nous engagent dans une voie aux conséquences imprévisibles et potentiellement dramatiques ». Jean-Marie Le Pen dénonce « une agression militaire criminelle » qui « rappelle « la désastreuse politique en Irak ». L’eurodéputéBruno Gollnisch tempête contre une « attaque vile et lâche contre une Syrie exsangue, sans enquête préalable, sans mandat de l’ONU, sans déclaration de guerre ».

Marine Le Pen

@MLP_officiel

Ces frappes contre la nous engagent dans une voie aux conséquences imprévisibles et potentiellement dramatiques. La France perd à nouveau une occasion d’apparaître sur la scène internationale comme une puissance indépendante et d’équilibre dans le monde. MLP

Jean-Marie Le Pen

@lepenjm

À partir d’une évidente provocation, qui rappelle la désastreuse politique en @Irak, la coalition, sans l’accord de l’ONU, s’est livrée à une agression militaire criminelle. 2/2

Bruno Gollnisch

@brunogollnisch

Attaque lâche et vile contre une exsangue qui ne peut riposter, sans enquête préalable, sans mandat de l’, sans déclaration de guerre, sans autorisation du Parlement. Toutes les règles du droit violées. Une bonne affaire pour les islamistes…

 

9h05. Tir de MdCn. La ministre des Armées Florence Parly diffuse des images du tir d’un missile de croisière naval, les fameux MdCn utilisés par la marine française en remplacement des Scalp.

9 heures. Le Canada approuve. Depuis Lima, le Premier ministre Justin Trudeau a soutenu les alliés. « Le Canada condamne avec la plus grande fermeté l’usage d’armes chimiques dans l’attaque perpétrée la semaine dernière dans la Ghouta orientale, en Syrie », a-t-il rappelé.

8h50. Manifestation de soutien. Des habitants de Damas sont descendus dans la rue pour soutenir Bachar al-Assad ce samedi.

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AFP/Louai Beshara8h45 bis. Damas menace. « De telles attaques ne décourageront pas nos forces armées et leurs alliés de continuer à écraser ce qui reste des groupes terroristes armés sur tout le territoire », a réagi le régime syrien.

8h45. Damas accuse. Cette « agression barbare et brutale » avait pour but, selon le régime syrien, cité par l’agence officielle Sana, « d’entraver » la mission de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC), qui devait entamer samedi son enquête à Douma. Depuis lundi, Damas nie avoir utilisé une arme chimique sur Douma, accusant les rebelles d’avoir tout mis en scène. L’attaque de la nuit vise « à dissimuler les mensonges et les fabrications », dénonce Damas.

LIRE AUSSI >L’attaque chimique à Douma, une « mise en scène » des Casques blancs, pour la Russie

8h35. Macron « irresponsable » pour la France insoumise. « Une fois de plus la France suit les Etats-Unis dans une intervention militaire hors ONU, sans vote du Parlement », dénonce le député Eric Coquerel. Ces frappes n’amélioreront « en rien le sort des peuples » de la région.

Eric Coquerel

@ericcoquerel

Une fois de + la France suit les USA dans une intervention militaire hors ONU, sans vote du parlement. La décision de @EmmanuelMacron est irresponsable. Elle n’améliorera en rien le sort des peuples de la région mais aggrave les risques de conflit généralisée.

 8h30. Le détail des frappes britanniques. Quatre avions de combat Tornado GR4 de la Royal Air Force ont lancé des missiles Storm Shadow contre un complexe militaire – une ancienne base de missiles – à 24 km à l’ouest de Homs. Une analyse « scientifique très méticuleuse », selon le Royaume-Uni, a déterminé que le régime d’Assad conservait sur place des armes chimiques.

8h20. Un peu d’histoire. La Convention sur l’interdiction de la mise au point, de la fabrication, du stockage et de l’usage des armes chimiques et sur leur destruction a été signée en 1993 et est en vigueur depuis 1997. La Syrie s’y est jointe en septembre 2013.

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8h10. La Russie, entre deux chaises ? La Russie n’a pas utilisé ses systèmes de défense antiaérienne en Syrie pour contrer les frappes occidentales contre des installations du régime de Damas, indique le ministère russe de la Défense. « Les systèmes de défense antiaérienne russes se trouvant sur le territoire syrien n’ont pas été utilisés pour contrer les frappes de missiles » occidentaux.

8h05. Réaction du Hezbollah. La « guerre » des Etats-Unis contre la Syrie « n’atteindra pas ses objectifs », estime le Hezbollah, l’organisation islamiste chiite alliée à Bachar al-Assad.

8 heures. La Russie évoque des cibles civiles. « Plus de 100 missiles de croisière et missiles air-surface ont été tirés par les Etats-Unis, la Grande-Bretagne et la France depuis la mer et l’air sur des objectifs syriens militaires et civils », a indiqué le ministère de la Défense russe dans un communiqué cité par l’agence de presse officielle RIA Novosti.

7h58. Ankara applaudit. La Turquie juge « appropriées » les frappes réalisées en Syrie.

7h50. Israël était au courant des frappes. Selon la radio publique israélienne, Benyamin Netanyahou avait été informé de l’intention des Occidentaux. Lundi, l’Etat hébreu avait accusé la Syrie d’avoir commis « un crime contre l’humanité » en envoyant une arme chimique sur la population de Douma, ville rebelle au cœur de la Ghouta orientale.

7h48. Cacophonie sur la Russie. Le chef d’Etat-major du président américain affirme que la Russie n’était pas prévenue des frappes. Il contredit ainsi la déclaration de Florence Parly, ministre française des Armées.

7h45. Raté, disent les Russes. Selon l’agence TASS, le ministre russe de la Défense affirme que la majorité des missiles de la coalition ont été interceptés par les batteries antiaériennes du « gouvernement » syrien.

7h27. 100 missiles auraient été tirés.

7h25. La télévision d’Etat syrienne affirme que « l’opération de la coalition a échoué ».

7h15. Les cibles. Selon les médias américains, la coalition occidentale en Syrie a visé un centre de recherches à Damas et des entrepôts d’armes dispersés dans le pays, dont un à Homs.

7h12. Une semaine de préparation. « Je voudrais remercier nos alliés et en particulier mes homologues avec qui je me suis entretenue chaque nuit de cette semaine pour mener à bien cette opération », salue Florence Parly. La ministre des Armées évoque « l’étroite synchronisation avec nos alliés américain et britannique ».

7h11. L’occident ne veut pas la guerre. « Nous ne cherchons pas la confrontation et nous refusons toute logique d’escalade militaire », explique Florence Parly. C’est la raison pour laquelle les Russes ont été « prévenus en amont ».

7h10. Les moyens mis en œuvre. Côté français, l’opération a combiné des moyens navals et aériens. « Des frégates multimissions accompagnées de bâtiments de soutien ont été déployées en mer Méditerranée. En même temps qu’un raid aérien est parti dans la nuit de différentes bases en France vers la Syrie ».

7h09. Florence Parly prend la parole. A « 3 heures du matin », les armées françaises, américaines et britanniques, ont mené une opération coordonnée contre le « programme clandestin des armes chimiques » du régime de Bachar al-Assad.

Florence Parly

@florence_parly

Cette nuit, sur ordre du Président de la République, les armées françaises, en étroite coordination avec les armées américaines et britanniques, ont mené une opération en Syrie. pic.twitter.com/gAvclwA8r3

Florence Parly

@florence_parly

Un peu avant 3h du matin, une force maritime déployée en Méditerranée et un raid aérien parti de France en début de nuit ont tiré des missiles sur des objectifs stratégiques du programme chimique clandestin syrien. Un centre de recherche et des sites de production ont été visés.

7h09. Les trois impératifs de la France. Selon le ministre des Affaires étrangères, ce sont : « le démantèlement du programme chimique syrien, de manière vérifiable et irréversible », « un cessez-le-feu sur l’ensemble du territoire syrien » permettant l’accès des organisations humanitaires, et « en même temps un plan de sortie de crise doit être trouvé avec une solution politique ».

7h08. Les mots de Jean-Yves Le Drian. « Le régime de Bachar al-Assad a choisi de briser le tabou des armes chimiques ». Le ministre des Affaires étrangères évoque une action « légitime », « proportionnée et ciblée », qui « ne cherche pas à atteindre les alliés d’Assad ».

7h05. Une déclaration se prépare à l’Elysée.

6 heures. Triste passé. Le Cers, centre d’études et de recherches scientifiques, situé à Barzeh, près de Damas, qui a été visé par les frappes de la nuit, « avait été créé dans les années 1970 avec l’aide de la France », rappelle le journaliste spécialiste du Moyen-Orient Georges Malbrunot.

Georges Malbrunot

@Malbrunot

Frappes Us Gb Fr en Syrie contre le Cers centre d etudes et de recherches scientifiques a Barzeh pres de Damas. Il avait ete créé ds années 70 avec l aide de la France. Details dans notre livre Les chemins de Damas.

 

5h45. L’OTAN apporte son « soutien » aux frappes. « Elles vont réduire la capacité du régime à mener d’autres attaques contre le peuple de Syrie avec des armes chimiques », affirme le secrétaire général de l’Alliance atlantique Jens Stoltenberg dans un communiqué.

5h20. Moscou s’alarme de ces frappes alors que la Syrie avait « une chance d’avoir un avenir pacifique ».

4h40. L’Elysée poste une vidéo. Une vidéo des avions de combat français parés à décoller a été mise en ligne sur le compte Twitter de l’Elysée.

Élysée

@Elysee

Décollage, cette nuit, des forces armées françaises qui interviennent contre l’arsenal chimique clandestin du régime syrien. Déclaration du Président de la République

3h50. Des alliés bénis. « L’Amérique et nos alliés ne toléreront pas l’utilisation d’armes chimiques contre des hommes, des femmes et des enfants. Que Dieu bénisse nos courageux soldats et alliés », déclare le vice-président américain Mike Pence.

Vice President Mike Pence

@VP

Tonight, at the order of @POTUS, U.S. Armed Forces, with Britain and France, launched strikes against chemical weapon sites in Syria. America and our allies will not tolerate the use of chemical weapons against men, women and children. God bless our courageous troops & allies.

UK Prime Minister

@10DowningStreet

3h32. Les mots de Macron. Selon le communiqué de l’Elysée, les frappes françaises sont « circonscrites aux capacités du régime sur les armes chimiques ».
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DR

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3h20. Les mots de Trump. La coalition occidentale se bat contre la « barbarie » et les « monstrueuses » attaques chimiques contre la population syrienne, affirme Trump.

3h15. Première réaction de Damas. La télévision d’Etat syrienne dénonce une « agression américaine en coopération avec la France et la Grande-Bretagne ».

3h09. Watch out. Donald Trump met en garde l’Iran et la Russie contre leur soutien à la Syrie du « dictateur » Bachar al-Assad.

3h07. Action confirmée. Des fortes explosions sont entendues dans la capitale syrienne, Damas.

3h03. Action lancée. Le président américain annonce qu’une opération militaire, menée avec la France et la Grande-Bretagne, est en cours en Syrie.

Donald J. Trump

@realDonaldTrump

Fox News @FoxNews

President Trump Addresses Nation

pscp.tv

http://www.leparisien.fr

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