Exactions dans les quartiers : le modus operandi des forces antiémeutes

Le nouveau mode opératoire des forces antiémeutes (Police et gendarmes), notamment dans les quartiers réputés être proches de l’opposition consiste à faire des expéditions punitives en pleine journée à bord des pickups non immatriculés mais souvent estampillés : CMIS ou Gendarmerie sur les portières latérales, sur le capot ainsi que sur la portière arrière.

Ces policiers volent, brigandent, violentent enlèvent des téléphones portables devant des yeux impuissants. Armes et matraques à la main, ils dissuadent ou tabassent carrément leurs victimes avant de se frayer un chemin et disparaitre dans la nature. Ce modus operandi des forces antiémeutes est connu jusqu’au sommet de la hiérarchie : Commissariats de police (Bambeto, Sonfonia, Yattaya, Enco5, etc. ou gendarmerie (Wannindara, Matoto, Cosa, etc.). Ces multiples et cycliques exactions dans les quartiers de Koloma, Bomboli et ailleurs le long de l’Axe commencent à agacer les jeunes catalogués. En guise de représailles, « On barre les accès et on brûle les pneus et parfois on jette les cailloux sur ces bandits », peste Macka, presque en transe, après le passage avant-hier d’une colonne de policier au marché de Koloma.

Non identifiables si ce n’est de par le marquage – Police ou Gendarmerie – les hommes en tenue abusent en renversant des marmites en cuisson. Ils tuent sans discontinuer. Et l’Etat ne dit rien. Certains habitants entendent s’armer à travers une sentinelle d’autodéfense.

Jeanne Fofana, www.kababachir.com

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