Énergie renouvelable n’est pas synonyme d’énergie propre

Près de 20% de l’énergie produite à travers le monde proviennent de sources renouvelables. Si la tendance actuelle se poursuit, cette proportion devrait même grimper à 29% d’ici 2040. Ces prévisions réjouissent les écologistes, mais il y a un hic: l’empreinte carbone des sources renouvelables varie considérablement de l’une à l’autre.

Or, les plus « vertes » d’entre elles, c’est-à-dire le solaire et l’éolien, ne représentent que 5% de la production d’énergie renouvelable totale. L’essentiel de cette énergie renouvelable, (70%) est en effet fourni par l’hydroélectricité, montrent les chiffres pour 2015 fournis par l’Agence Internationale de l’Energie.

Et dans certains pays, dont les États-Unis, le Canada, les pays membres de l’Union Européenne et la Chine, on produit plus d’électricité à partir des biocarburants (au travers de la combustion de pellets de bois ou de gaz provenant des déchets) qu’avec des panneaux solaires.

Le problème, c’est qu’il n’est pas avéré que ses sources renouvelables soient totalement écologiques, explique Ozy.

Des sources renouvelables moins vertes… parce qu’elles produisent de la verdure

La décomposition des micros algues et d’autres plantes dans les réservoirs et les barrages est une source d’émissions de méthane, un gaz à effet de serre bien plus polluant que le CO2.

Mais personne ne connaît l’impact exact de cette émission, qui n’a pas été réellement étudiée jusqu’ici. « Nous n’avons effectué aucune surveillance de long terme », explique Amy Townsend-Small, une chercheuse qui étudie les émissions de méthane provenant des lacs, et qui est aussi directrice du Programme d’études environnementales au McMicken College of Arts and Sciences.

Pour le militant écologiste Gary Wockner, l’hydroélectricité est une « énergie sale ». Il affirme que le barrage Hoover (notre photo), situé aux États-Unis sur le fleuve Colorado, à la frontière entre l’Arizona et le Nevada, émet plus de gaz à effet de serre que les centrales à charbon.

Des sources qui détournent les investissements vers l’éolien et le solaire

Les énergies renouvelables qui se sont substituées aux centrales à charbon sont plus écologiques que ces dernières, et dans ce sens, elles sont une bonne chose. Cependant, les sommes qui y sont consacréesle sont au détriment d’autres sources plus propres, comme le solaire et l’éolien.

La conclusion, c’est qu’énergie renouvelable n’est pas un synonyme d’énergie propre, et que l’empreinte carbone de certaines énergies renouvelables peut être relativement forte.

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