Électricité: EDG se dote d’une politique efficace de lutte contre la fraude !

La validation des nouveaux textes pour le redressement de l’Électricité de Guinée (EDG) et la lutte contre la fraude étaient au cœur d’un atelier ce jeudi 12 juillet 2018 dans un réceptif hôtelier de la place.

La démarche vise à trouver des solutions à la détérioration des performances énergétiques, en vue d’une amélioration de la fourniture d’électricité en Guinée.

Depuis un certains temps, le gouvernement, à travers le département de l’énergie et de l’hydraulique, s’active à trouver des solutions appropriées pour redresser le secteur de l’électricité en Guinée.

C’est dans cette optique que cet atelier validation des textes, qui a réunit les professionnels du secteur, s’est tenu à Conakry.

Selon les organisateurs, l’objectif de cet atelier est de favoriser la fourniture du niveau de service requis, pour stimuler la croissance économique et le développement social du pays.

Les documents, objet des discussions et de validation, ont été élaborés par les responsables de l’EDG en collaboration avec un cabinet indépendant, suite à une enquête et un examen approfondi sur la problématique du secteur de l’électricité en Guinée.

C’est pourquoi, ils tiennent compte de l’ensemble des textes juridiques et réglementaires qui sont utilisés à ce jour par la guinéenne de l’électricité.

Présent à la cérémonie, le secrétaire général du ministère de l’Énergie et de l’Hydraulique, Sékou SANFIN Diakité qui avait à ses côtés l’Administrateur général de l’EDG et le représentant de la Banque mondiale,  a officiellement donné le coup d’envoi des travaux de validation de nouveaux textes pour le redressement de l’EDG et la lutte contre la fraude.

Dans son discours de circonstance, l’Administrateur général de l’EDG a affirmé que la lutte contre la fraude dans le secteur de l’électricité en Guinée, est une nécessité pour l’envole économique de la Guinée : « Les branchement clandestins, les sous abonnements et la consommation non enregistré sont des pertes techniques et commerciales très énormes pour la Guinée. », regrette-t-il.

Selon  Abdenbi ATTOU, « Les pertes techniques et commerciales de l’EDG sont globalement de l’ordre de 35%. ».

C’est pourquoi, ajoute l’Administrateur général de l’EDG, « La lutte contre la fraude est donc une condition essentielle pour le redressement commercial de l’EDG », ajoute M. ATTOU.

Pour le secrétaire général du ministère de l’Energie et de l’hydraulique, qui invite les cadres de son département et de ceux de l’EDG à prendre leur responsabilité pour éradiquer le fléau de la fraude dans le secteur, il est temps que le guinéen comprenne que l’électricité ne peux pas être gratuit.

« Il faut qu’on soit en mesure de se le dire. L’énergie, ce n’est pas un don simple, c’est de l’argent qu’on investit. Pour qu’on garde cette énergie, il faut que nous soyons en mesure de reconnaître qu’on (L’Etat –ndr) dépense et que c‘est une denrée qui n’est pas cadeau. L’électricité doit être payée ! » Clame Sékou SANFIN Diakité.

A l’issue de cet atelier, l’EDG doit disposer d’une lettre de politique contre la fraude, à travers une série de mesures, comme la note de service, l’interdiction aux usagers, des projets d’arrêts et de décrets pour la lutte contre la fraude.

Il faut noter que la validation de nouveaux textes vise à rétablir la viabilité du secteur de l’électricité notamment, la gouvernance du secteur, les performances techniques, commerciales et financière par la réduction des pertes, le système de maintenance des installations et la politique d’investissement appliqué dans le secteur.

Karim Gandhi Diallo

 

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