Démonstration de forces : ces cris de femmes annonciateurs de fin de règne

La marche des femmes, d’abord de l’UFDG, ensuite celles de Conakry tout court reste un signe annonciateur de fin de règne. En haute banlieue d’abord entre Concasseur et Bambéto, puis Sonfonia, après Gbessia, Matam, Bonfi, Madina et enfin à Kaloum ! Un réel avant-goût pour le 8 mars et de ce qui pourrait être cette fête des femmes au Palais du peuple.

Alpha Condé doit avoir des sueurs froides s’il n’allie pas cette marche des femmes aux opposants. Comme toujours en pareilles circonstances. Pour la nouvelle ministre des Affaires sociales, c’est un amer baptême du feu. Le climat risque d’être davantage amer. Si pour les femmes de l’UFDG le mobile est connu : «Nous nous opposons farouchement à ce régime dont les forces de l’ordre tuent avec des armes des citoyens qu’elles ont la mission de défendre », comme le dit Mme Bah Maimouna Diallo, présidente du comité des femmes de l’UFDG, les autres femmes réclament la réouverture des classes. Une autre déferlante exige l’emploi pour les jeunes, l’amélioration des conditions de vie des femmes en général. Le ton est donné.

Sékhoutouréya a dû voir se prolonger une nuit sans sommeil. « C’est seulement quand il s’agit des forces de l’ordre qu’on comprend que ce gouvernement est capable de compassion. Vous avez vu comment ils ont envoyé une forte délégation pour l’enterrement le gendarme qui a été tué. Lundi à l’enterrement de notre dernière victime, on n’a vu aucun membre du gouvernement, est ce que ces enfants ne sont pas des Guinéens ? Est-ce que ces enfants n’ont pas comme président M. Alpha Condé ? Alors où on va ? C’est le cri de cœur de toutes femmes. On est fatigué c’est l’avenir du pays qu’on est en train de compromettre au vu et au su de tout le monde », rumine-t-on avec les femmes UFDG.

Il n’y a pas d’amalgame à faire : ce sont toutes les femmes politiques ou pas qui sont sorties ce mardi. Pour l’UFDG, la marche a commencé au carrefour Concasseur de Hamdalaye jusqu’au rondpoint de Bambeto. Circonscrit ! Le reste, le pouvoir jugera.

Jeanne Fofana, www.kababachir.com

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