Dégradation du couvert végétal : Comment inverser la tendance ?

Face à la dégradation poussée du végétal, la Ministre de l’Environnement, des Eaux et Forêts exprime sa vive préoccupation.

Assiatou Baldé a annoncé, au cours du dernier Conseil des ministres, de la préparation d’un programme de reboisement des corridors des fleuves Konkouré et Bafing.

Elle a indiqué, que durant ces trente (30) dernières années, les efforts combinés des activités anthropiques et du changement climatique sont les principaux facteurs qui contribuent à la dégradation du couvert végétal, à l’importante perturbation de la pluviométrie et à la réduction des volumes d’eau constatée.

La Ministre a souligné que cette dégradation quoique persistante, n’a pas encore atteint son point de non-retour. « Il est possible d’en inverser la tendance par des actions de restauration et de protection des bassins versants. », se justifie-t-elle.

Avant d’annoncer: «  qu’en référence aux études d’impact environnemental et social réalisées en prélude au lancement des travaux de construction de ces différents barrages, le département en charge de l’Environnement se propose d’entreprendre la réalisation d’un important programme de reboisement des corridors des fleuves Konkouré et Bafing. »

A en croire la ministre, qui a rappelé les engagements pris par la Guinée, par rapport à l’Accord de Paris sur les Changements climatiques, « l’objectif de ce projet est de restaurer et classer un espace de 100 000 hectares de forêts le long des deux fleuves concernés. Il s’agira plus spécifiquement, de mener des actions de reboisement sur une bande de 1 km de large et 200 km de long de chaque rive du fleuve Konkouré (40 000 Hectares) et sur une bande de 1 km de large et 300 km de long de chaque rive du fleuve Bafing (60 000 hectares). »

D’après un spécialiste des questions environnementales, « L’élimination du couvert forestier est en train de provoquer aujourd’hui l’assèchement rapide des fleuves et des ruisseaux, et l’extinction conséquente des espèces animales et végétales qui y habitent. »

Comme pour dire qu’il est important aujourd’hui que les autorités se penchent sur la question, en vue d’assurer une protection efficace et d’une meilleure gestion de la forêt guinéenne pour son rôle primordial tant dans le développement socio-économique des populations et pour la protection de l’environnement national.

Ibrahima Camara, www.kababachir.com

 

 

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