Dalein boude le Stade : éthique politique ou amateurisme ?

Du slogan du 2 octobre, « An 60, une souveraineté assumée» à « Une responsabilité…politique assumée ». Dalein Diallo a su prendre le raccourci historique en snobant le stade du 28 septembre et ses réjouissances culturelles et le défilé des militaires, bérets rouges, entre autres. Son absence a été bel et bien remarquée et l’image a même fait le tour des réseaux sociaux. Dalein Diallo était invité en sa qualité de chef de fil de l’opposition. Le lieu était mal choisi, de l’avis de l’opposant,  puis que des Guinéennes y ont été violées et d’autres citoyens tués sans aucune autre forme de procès, faute de volonté politique.

L’option de Dalein a donc été diversement appréciée. « C’est le droit de CellouDalein de bouder cette fête nationale. Seulement voilà, l’exercice de ce droit contraste avec la stature politique et le statut institutionnel de l’homme.Pour avoir boudé le stade, sous des prétextes qui tiennent mal la route, il aurait été plus cohérent, plus compréhensif de bouder aussi le banquet », fulmine un éditorialiste de la presse locale.Lequel a ajouté : « Quand on se dit républicain, quand on se bat au nom du peuple dont on demande les suffrages pour être à Sekhoutouréah, dans les fonctions suprêmes de l’Etat guinéen en vue de prétendre changer la donne, il y a des choses à ne pas faire. Il y a des rendez-vous uniques à ne pas manquer. »

Dalein Diallo n’en a cure. Il assume sa posture, tout allant rencontrer, réchauffer ses amitiés avec certains présidents comme MackySall dont les relations ne sont trop courtoises avec Alpha Condé. Le chef de fil de l’opposition guinéenne aura donc été la cible de certains RPGistes, soient mués en journalistes, soient de simples aigris. « Si Monsieur Dalein était soucieux du sort des victimes il n’aurait pas dû aller signe des protocoles d’alliance avec Dadis qu’il accuse d’être celui qui a ordonné les massacres du 28 septembre », peste un Internaute.  Un autre de conclure : « Là c’est bien le geste maladroit de trop.»

Jeanne Fofana, www.kababachir.com

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