Crise conjoncturelle et sociale : le carburant à 9000 GNF ?

Le gouvernement a proposé 9000 GNF comme prix officiel du carburant à la pompe. Un jet d’intoxications pour mieux sonder l’opinion déjà à rebrousse-poil ou une folle rumeur distillés par des activistes des réseaux sociaux? La question fait débat. Et nulle part document officiel n’en fait cas, du moins jusque-là. La raison est toute simple : les Guinéens dans leur majorité veulent que le prix soit stagnant : 8000 GNF. Pas plus, pas moins.

Du côté du gouvernement, on mise haut et on se défend d’avoir proposé 9000 GNF. Et rien n’indique en tout pour l’instant que syndicats et gouvernement se sont compris. A côté, les forces sociales sont en embuscade pour raidir le mouvement et contraindre le pouvoir à revoir sa copie. Il n’en est pas question, selon le ministre en charge des Hydrocarbures. En cause justifie Zakaria Koulibaly : « Les prix qui sont appliqués ici sont en fonction du prix à l’international.  Le prix de 8000 GNF si vous regardez en mars 2015, le baril était entre 46 et 48 dollars, aujourd’hui, il est entre 77 et 78 dollars. A peu près, il y a 60% d’augmentation. On aurait pu faire (une augmentation) à 12.000 GNF comme c’est le cas au Sénégal ou 11. 500 en Côte d’Ivoire, mais le Gouvernement prend toujours une solution qui soulage la population. C’est pour ça qu’on est à 10.000 GNF. »

Au lieu que tout se joue en amont, le ministre dit les syndicats seront concertés sur les mesures d’accompagnement qui protègent les revenus des ménages comme la dégradation du pouvoir d’achat. Pour l’instant, c’est bien l’impasse.

 

Jeanne Fofana, www.kababachir.com

 

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