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Crise à la CENI : Les acteurs de la Société civile divisés

Crise à la CENI : Les acteurs de la Société civile divisés

Une semaine après la destitution de Bakary Fofana à la tête de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) et remplacé par Me Amadou Salif Kébé élu à l’issue d’une plénière, les acteurs de la Société Civile reste divisés.

Après la réaction de Bakary Fofana, qui ne savoure pas vaincu, et qui conteste l’élection de Me Kébé, des acteurs de la Société civile prennent position.

Certaines organisations de la Société civile, comme le Balai Citoyen; le Mouvement Citoyen (Ma Cause), l’Observatoire Citoyen de Défense des Droits de la République, l’Observatoire National des Elus de la République et des Elections, le Conseil National des Organisations de la Société Civile Guinéenne, Centre International pour le Commerce et le Développement, qualifient la destitution de Bakary Fofana, comme un acte de rébellion. Et du coup, elle rejette l’élection de Me Kébé.

« Nous, Organisations et Plateformes de la Société civile Guinéenne réunies en session extraordinaire le 04 juillet 2017 de 16h 30 à 17h 30, au siège du Balai Citoyen sis à Coleah, avons appris la destitution du Président de la CENI par un certain nombre de commissaires réunie ce jour même à une réunion sous leur propre convocation. Après constat et analyse, la société civile relève que lesdits commissaires ont profité consciemment de la faiblesse de l’article 17 de la loi 016 sur la CENI qui permet au 2/3 des membres de renouveler totalement ou partiellement le bureau sans motif valable » peut-on lire dans une déclaration conjointe.

Et ces organisations de justifier leur position : « C’est pourquoi la Société civile Guinéenne rejette systématiquement cette conspiration des commissaires contre le Président de la CENI pour des raisons inavouées. De ce fait, elle qualifie cet acte de rébellion. A cet égard, la société civile ne reconnait pas le nouveau bureau et demande au Président de la République, Chef de l’Etat de dissoudre sans délai la CENI pour sauver l’intérêt général et la stabilité des Institutions. La Société Civile se réserve le droit d’agir conformément à sa mission contre toute velléité de déstabilisation des Institutions de la République. En outre elle demande au Peuple de rester à l’écoute pour la suite des évènements »

Par contre, la CONASOC, une autre plateforme de la Société civile guinéenne, elle,  sans parti pris, privilégie la médiation :

 « Nous en ce qui nous concerne à la CONASOC, chaque fois qu’une crise éclate, nous avons privilégié le dialogue qui peut permettre de faire revenir à des bons sentiments. Cette fois-ci, ça n’a pas réussi. Et si le dialogue ne réussit pas, il faut appliquer les textes de loi », estime-t-on

Pour sa part, le ‘’RECIPROC Guinée’’, après avoir exprimé ses regrets sur cette crise institutionnelle, demande la dissolution pure et simple de l’institution électorale.

« Face à cet état de fait qui n’honore pas la Guinée, la Synergie des OSC porte à la connaissance de l’opinion nationale et internationale qu’elle prend acte des différentes interventions des commissaires et acteurs du processus électoral »,  lit-on dans cette déclaration.

A noter que ces activistes de la société civile proposent la dissolution de la CENI par décret présidentiel ; le toilettage des textes de lois relatifs au fonctionnement et la gestion financière de la CENI actuelle pour la rendre plus technique que politique.

Abdoul Wahab Barry, Kababachir.com

 

 

 

 

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