Côte d’Ivoire : Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé acquittés, la CPI ordonne leur remise en liberté

La Cour pénale internationale (CPI) a « fait droit aux demandes d’acquittement » de l’ancien président ivoirien Laurent Gbagbo et de Charles Blé Goudé, et prononcé leur libération. Détenu depuis le 30 novembre 2011, le fondateur du Front populaire ivoirien (FPI) va donc pouvoir quitter sa cellule de la prison de Scheveningen, à La Haye.

Avec Anna Sylvestre-Treiner à La Haye, Vincent Duhem, Baudelaire Mieu et André Silver Konan à Abidjan, et Alain Aka à Paris. Cet article est réactualisé régulièrement, les horaires sont donnés en heure de Paris. Pour rafraîchir, cliquez ici.

• La CPI a « fait droit aux demandes d’acquittement » des avocats de Laurent Gbagbo et de Charles Blé Goudé et « ordonne [leur] mise en liberté ».

• La mise en liberté des deux hommes est suspendue jusqu’à mercredi, afin de laisser le temps à l’accusation de répondre à la décision historique rendue par la CPI.

13 h 05 – Joël N’Guessan (RDR) : « Nous devons prendre acte de cette décision de la CPI »

« Nous devons prendre acte de cette décision de la CPI qui est la plus haute juridiction dans le monde. Je pense que les hommes politiques doivent apprendre à respecter les décisions de justice, quel que soit ce qu’ils peuvent en penser », a déclaré Joël N’Guessan, vice-président du RDR, le parti d’Alassane Ouatarra. « Cependant, je milite pour que nous œuvrions à éliminer les causes qui ont provoqué la mort de 3 000 personnes lors de la crise postélectorale ».

12 h 45 – Jean-Pierre Bemba « ravi » de l’acquittement

L’ancien vice-président congolais Jean-Pierre Bemba n’a pas manqué de réagir à la décision de la CPI. Acquitté en appel en juin 2018 par la Cour de La Haye, il s’est félicité du jugement : « La justice a tranché, le droit les a innocentés », a-t-il écrit, avant de se dire « ravi de voir [ses] frères Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé acquittés et recouvrer leur liberté ».

Jean-Pierre Bemba avait dans un premier temps été condamné par la CPI à 18 ans de prison pour des crimes commis par sa milice en Centrafrique entre 2002 et 2003, avant d’être acquitté à la surprise générale. Son acquittement avait été perçu comme un camouflet pour la CPI.

Source Jeune Afrique

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.