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Contrepoids politique : l’UFDG, sans voix !

Contrepoids politique : l’UFDG, sans voix !

Colonne par un, colonne par deux, direction parlement ou direction assemblées générales ordinaires du parti, la première force politique d’opposition. Pourtant, à s’y méprendre, le contrepoids que devait vraiment jouer l’UFDG, ce parti ne le joue pas ou plutôt le joue moins.

L’UFDG est aphone. Sans voix ! Seuls ‘’grandes gueules’’ qui dissuadent restent et demeurent Ousmane Gaoual Diallo, vu comme le rigide, l’impitoyable, le mal éduqué, le mal poli, le …captif, etc., excusez du peu. A sa suite, Oussou Fofana, la taupe du RPG, celui qui colore le parti pour lui donner une dimension nationale transcendant le clivage tribaliste. A quelques rares fois, on entend ou voit Cellou Diallo, le député de Labé. Ces élus sont plus fréquents au front que même le service communication du parti. Ils sont chapeautés par Dalein Diallo lui-même. Il va de soi!

Sur les antennes des radios, on entend Gaoual, prenant référence la Constitution. Et dès qu’il évoque le respect des dispositions il égratigne ceux qui sont favorables à la bouche cousue. Fodé Oussou, lui allie lois de la République et attaques de cadres en bois du RPG. Plus pondéré, Oussou Fofana est tout aussi présents dans les médias. Mais sont passés les autres ? Empocher les primes de sessions et se tailler. Certains diront que le parti est tellement bien organisé que la parole n’est pas distribuée à qui le veut. Soit !

Il reste que l’UFDG est vraiment sans voix. Au-delà des dénonciations courantes, dans les assemblées générales ordinaires, il est question de proposer des projets et programmes, de former les militants, de mettre en place des panels de réflexion, bref sortir de sentiers battus et s’écarter des rigoles des Bantama et compagnies qui consistent à envoyer des pics ni tête ni queue.

L’UFDG est la première force politique d’opposition, n’en déplaise, mais faudrait-il que la communication soit revue, corrigée et agressive. Loin des quiproquos vécus dernièrement et qui pourrait bien porter préjudice au parti d’abord et aux personnalités politiques ensuite : on doit parler la même voix.  Un sacerdoce qui doit être intégré par l’ensemble des cadres et responsables du parti. C’est la seule alternative qui vaille ! Il faut y croire.

 

Jeanne Fofana, Kababachir.com

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