Condé et le syndicat : une menace sans suite ?

Les têtes vont tomber. Tout opposant qui m’insulte…. Tout journaliste qui faillit. Tout délinquant économique… On va publier les audits, etc.! Il n y a pas ce qu’on n’a pas entendu avec Alpha Condé, quand il veut se faire peur et dissuader certains crédules de la République ou de la société civile.

Il menace ici, brandit le glaive par-là. Plus personne ne s’émeut en entendant les menace de celui qui dit vendre la Guinée, de celui qui dit prendre la Guinée là où Sékou Touré l’a laissée, celui aussi qui se dit le Mandela guinéen. Celui qui, enfin se dit Obama guinéen. Alpha Condé amuse. Et il s’amuse. Ses menaces sont devenues des rengaines intolérables. Des ritournelles dignes d’un despote en mal de reconnaissance. Des menaces propres à un leader politique qui manque de visibilité, de perspectives.

Toujours dans le manteau d’opposant, Alpha Condé peine à gouverner, à fédérer, à rassembler. Récemment, avec la crise qui perturbe tout en Guinée, Alpha Condé, loin du pays se lâche : « Nous n’accepterons plus que des gens créent de pagaille en Guinée. Je dis très clair qu’on respecte la loi mais quiconque au moment où on est en train de gagner la confiance des bailleurs de fonds, on n’acceptera plus cela. La rigueur de la loi s’appliquera, il faut que ça soit très clair. » Les syndicalistes et certains opposants ont dû rire sous cape en écoutant une telle déclaration du président guinéen.

En réalité, les militants qu’il nomme prennent des engagements irréalistes pour lui promettre – comme ce fut le cas de K au carré jurant la main sur la conscience qu’il n’y aura plus de grèves en Guinée – monts et merveilles. Juste pour trouver une chute dans la mangeoire. Alpha Condé compte régler la crise avec des menaces. Avec des qualifications comme ‘’surexcités, sauvage, etc.’’. Sa posture raidit la position des syndicalistes, pour autant appelés dissidents. Ceux-ci portent mal cette désignation d’autant plus qu’ils ont réussi à paralyser tout le territoire national. Ce week-end, si rien n’est trouvé, on s’attend à un long bras de fer le début de la semaine prochaine. C’est du moins ce qui se murmure.

Jeanne Fofana, Kababachir.com

 

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