CENI guinéenne : le plus dur est-il à venir ?

On ne veut plus d’une CENI politique, on veut d’une autre plus technique, plus professionnelle, plus neutre, etc. La classe politique guinéenne nous a soûlé avec cette histoire. Finalement, c’est bien une CENI politisée à outrance qui sera mise en place : 14 des 17 membres constituant cette structure seront issus des partis politiques. Ce qui revient à dire que le plus dur est à venir.

 Il est vrai que du côté de l’UFDG on veut bien voir cela.  « Cela va de soi. Nous sommes dans un contexte de manque de confiance entre les différents acteurs. L’idée originelle de la CENI c’est la CENI paritaire, politique », acquiesce Aliou Condé, secrétaire général de la première formation politique d’opposition. Apparemment plus crédule qu’on ne croyait, l’opposition croit en la neutralité de l’administration. Celle occupée par des faiseurs de roi. Celle qui lutte pour exister à des postes de responsabilité et donc à vivre dans la mangeoire.

La cécité pousse les opposants en l’occurrence l’UFDG jusqu’à penser à l’exclusion d’une manipulation informatique des chiffres issus des urnes. « Il n’y a pas de risque. Le risque qui existe, il est là. C’est qu’on peut ne pas emmener des isoloirs dans certains bureaux de vote, à dessein. C’est pourquoi j’ai dit que le risque zéro n’existe pas mais ces tâches lourdes, liées à beaucoup de ressources financières, font que tout le monde s’intéresse à ça alors que le travail technique lui-même, les gens s’en dessaisissent.Donc si vous enlevez ça à la CENI, pour qu’elle s’occupe uniquement du processus électoral, du fichier, de la cartographie, des bureaux de vote et des cartes d’électeur, nous pensons que c’est infiniment mieux », argue l’UFDG, au micro de nos confrères de mosaïque Guinée.

 

Jeanne Fofana, www.kababachir.com

 

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