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Le cas Nouhou Thiam et Cie soumis à Amnesty International par le Conseil des Patriotes Guinéens (CPG)

Le cas Nouhou Thiam et Cie soumis à Amnesty International par le Conseil des Patriotes Guinéens (CPG)

Une importante délégation du Conseil des Patriotes Guinéens (CPG) conduite par son président Monsieur Kaba Bachir a été reçue ce mercredi 26 novembre 2014 à 14 heures au siège d’Amnesty International Belgique Francophone sis au N° 9 de la rue Berckmans à 1060 Bruxelles.

Outre Monsieur Kaba, la délégation composée de Monsieur Bah Ismaël, du docteur Diallo Abdoulaye Billo et Monsieur Diallo Amir du Mouvement « Justice pour Bah Oury » a rencontré Monsieur Philippe Hensman, le Directeur d’Amnesty International Belgique.

Monsieur Bah Ismaël a été le premier à prendre la parole pour présenter la délégation et camper le décor. Avec brio, il décrira la situation du pays avant de passer la parole à Monsieur Kaba Bachir.

Il reviendra à Monsieur Kaba de retracer l’historique du CPG depuis sa création et surtout d’informer Amnesty International sur les graves et récurrentes violations des droits de l’homme depuis l’élection controversée du président Alpha Condé et surtout la détention arbitraire du Général Nouhou Thiam et de ses codétenus sans jugement depuis le 21 janvier 2011.

Pour rappel, en juin 2012, les juges de la Chambre d’accusation de la Cour d’Appel de Conakry ont rendu un non-lieu en faveur du Général Nouhou Thiam et ainsi qu’à 14  autres de ses compagnons d’infortune. Courroucé, Alpha CONDE rentre précipitamment de Paris et  à travers le parquet interjette appel auprès de la Cour Suprême. Celle-ci rend son arrêt le lundi dernier 3 septembre 2012 pour invalider la décision de non-lieu en faveur des quinze innocentes victimes et prolonger ainsi leur détention.

Les Colonels Issiaga CAMARA, Aïdor Bah et le Commandant Aboubacar Sidiki Camara alias De Gaulle  affaiblis par des années de prison et de tortures ordonnées par Alpha Condé n’ont pas pu résister. Ils décéderont respectivement faute d’assistance médicale appropriée le mercredi 05 septembre 2012, le dimanche 4 novembre 2012 et le jeudi 16 octobre 2014.

Des innocents sont morts en prison sans jamais avoir été formellement condamnés par la justice. En somme une exécution extra-judiciaire soulignera Monsieur Kaba Bachir.

En homme politique aguerri, Monsieur Ismaël Bah apportera sa touche personnelle et donnera moult détails pour éclairer la lanterne du Directeur d’Amnesty International, s’appesantira sur les vives inquiétudes que suscitent la situation catastrophique de la Guinée et le risque réel de guerre civile en 2015 avec des conséquences sur les pays limitrophes.

Les diverses interventions du docteur Diallo Abdoulaye Billo qui a travaillé 11 ans à l’hôpital Donka de Conakry et de Monsieur Diallo Amir du Mouvement « Justice pour Bah Oury » furent appréciées.

Les cas de Thierno Soufiana Diallo mort en prison le 18 janvier 2012 des suites de tortures, du lieutenant Amadou Sadio Diallo (frère de Fatou Badiar) mort par défenestration du 3è étage, du Commandant Oumar Boffa Diallo alias AOB, de Madame Fatou Badiar, du 1er vice-président de l’UFDG Monsieur Bah Oury,…furent largement évoqués.

Il est opportun de souligner que selon l’excellent rapport du Bureau du Haut-Commissariat des Nations-Unies aux Droits de l’Homme en Guinée, qu’à la date de mai 2013 il y avait 1140 détenus à la Maison centrale de Conakry pour 300 places. Pire, 890 personnes étaient en détention provisoire. Des mineurs sont emprisonnés avec des adultes et qu’il n’y a pas de prisons pour femmes. Elles dorment souvent dans les couloirs et par terre comme des milliers d’autres.

C’est le lieu de rappeler qu’il y a en Guinée des hommes et des femmes en prison sans dossier, des oubliés en somme. Des détenus ayant purgé leurs peines sont toujours incarcérés faute d’avoir payé de fortes sommes aux autorités carcérales. Et nul n’est l’abri d’une injustice.

Dans le silence et l’indifférence du plus grand nombre, des femmes et des hommes souffrent et meurent tout simplement par le sadisme du président Alpha Condé. Le Conseil des Patriotes Guinéens (CPG) a décidé comme jadis d’être du côté des opprimés, des innocents pour que Justice soit rendue.

D’importants documents ont été remis lors de l’entretien par la délégation du CPG et rendez a été pris pour  suivre le dossier et initier d’autres rencontres de haut niveau.

A la fin de cette rencontre opportune et fructueuse, une réunion a été organisée à l’hôtel Mercure International pour faire le point et arrêter les actions à venir. La  délégation du Conseil des Patriotes Guinéens (CPG) était visiblement satisfaite de l’oreille attentive qui lui a été prêtée par Amnesty International.

La violence engendre la violence et la haine nourrit la haine. A méditer par Alpha CONDE et sa clique.

Bruxelles, le 26 novembre 2014.

La cellule de Communication du Conseil des Patriotes Guinéens (CPG).

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    il faut chauffer le cul de la tortue