Cambriolage au SLECG: le camp de Sy Savané qualifie d’un “non événement”

Alors que le Secrétaire général du Syndicat libre des Enseignants de Guinée (SLECG) avait indiqué que l’attaque perpétrée contre le siège de sa structure syndicale était commanditée, le camp de Sy Savané vient de lever un coin du voile.
En conférence de presse jeudi 09 Août, Kadiatou Bah, a qualifié d’un ”non-évenement” l’attaque perpetrée contre le siège du SLECG à Donka.

«Nous considérons que c’est un non-événement, parce que déjà ce groupe de dissidences là, avec tous les efforts que nous avons fournis pour qu’on travaille ensemble, ils n’ont jamais accepté et ils ont été finalement exclus.», rappelle la Secrétaire générale bis du SLECG.

S’agissant de la décision du SLECG de se désaffilier de l’USTG, Kadiatou Bah apporte un démenti catégorique:
«Pour nous, ce courrier de désaffiliation est nul et sans effet. Nous rappelons que le SLECG, notre SLECG ne va jamais se désaffilier de l’USTG .»

Face aux accusations du camp d’Aboubacar Soumah, qui trouve comme responsable de l’attaque, le camp adverse, Kadiatou Bah précise:

«Ce siège n’a jamais été attaqué. C’est pour le SLECG. Ce siège-là, a été construit par le premier secrétaire général, Louis M’Bemba Soumah qui a déjà fait 4 mandats, 21 ans de poste de Secrétaire Général pour la même structure. Nous ne voyons pas pourquoi les individus se réclament propriétaires privées de ce siège. Nous sommes désolés, nous sommes revenus dans notre maison pour s’installer. Ce groupe de dissidences, ils se sont appelés, les 5 et 10 minutes qui ont suivi ils sont venus nous attaqués. C’est nous qui avions été victime d’attaque, il y a eu des jets de pierre, ils nous ont violenté, ils ont même retiré la moto d’un de nos membres de l’exécutif. Donc entre eux et nous qui a été attaqué ?», s’interroge-t-elle. Avant d’indiquer: «Au moment où on arrivait, la gendarmerie était déjà sur place parce que moi je suis venue à la dernière minute. Donc quant on parle d’attaque je suis vraiment désolé, on a ouvert nos bureaux », tranche la Secrétaire générale du SLECG version Sy Savané.

De son côté, Aboubacar Soumah, le Secrétaire général du SLECG, avait déclaré à la presse, peu après l’attaque: «Je vous informe que les commanditaires sont connus, mais nous attendons notre avocat avant d’entreprendre toute décision ».

A un mois de l’ouverture des classes, prévue dans la 2ème quinzaine du mois de septembre, rien ne va entre les responsables du syndicat de l’éducation.

Jusqu’à quand ce bras de fer va se poursuivre?

Ibrahima Sory Camara, www.kababachir.com

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