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Boké: La préfecture de Koundara au cœur de l’immigration clandestine, les raisons !!!

Boké: La préfecture de Koundara au cœur de l’immigration clandestine, les raisons !!!

La préfecture de Koundara s’étendant sur une superficie de 11.350 km2avec une population de 114.000 habitants, est l’une des cibles privilégiées des passionnés de l’immigration ou ‘’l’aventure incertaine’’.

A preuve, 1.449 jeunes mineurs ont été interceptés entre 2015 et 2017, grâce au concours des services de sécurité sénégalais, selon le préfet de Koundara, Hassane Sanoussi.

Il a fait cette révélation au cours d’un entretien que l’Ambassadrice de la CEDEAO, Mme Liliane Alapiné a accordé lundi, 10 juillet 2017, aux autorités locales de la Région Administrative de Boké.

Mais pourquoi, la préfecture de Koundara est-elle au cœur de l’immigration clandestine ?

Le préfet explique les raisons :

«Chaque jour que Dieu fait, le contrôle des immigrants devient de plus en plus difficile le long de la frontière guinéenne.

Récemment, sept (07) enfants Sierra léonais ont été arrêtés à bord d’un camion-citerne transportant 1.200 litres de carburant après avoir traversé la frontière de Pamelap.

Toujours dans le cadre de l’immigration clandestine, 30 autres jeunes guinéens voulant traverser la frontière guinéenne, en complicité avec des services de sécurité, avaient été refoulés entre la Guinée et la République sœur du Sénégal…»

Ces derniers, d’après notre interlocuteur, «faisaient semblant d’escorter un camion destination Londres via Gambie.»

Le Préfet d’ajouter :

«Le Port de pêche artisanale de Boulbinet situé dans la Commune urbaine de Kaloum, Conakry, est l’un des points de trafic. Il faut y renforcer la sécurité…»

Visiblement déçu, le préfet de ajouté ceci :

«A Koundara, nous sommes endettés jusqu’au cout sous l’ordre des autorités administratives qui, souvent nous engagent dans la prise en charge des jeunes rapatriés en attendant que ces derniers regagnent leurs villages d’origine. Parce que, le Sénégal ne tolère pas. Si jamais, un enfant guinéen est pris, il est déposé dans la forêt de Badiar abritant des animaux féroces. Et avec tous ces efforts, je n’ai même pas un budget pour faire face à ces difficultés auxquelles, je suis confronté. C’est le lieu de demander aux autorités compétentes de nous aider à nous débarrasser des dettes…»

A noter qu’à Koundara, un autre dossier crucial, dort dans les archives de la justice de paix de proximité.

Mamadouba Camara, correspondant régional Kababachir.com à Boké

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