Boké: Le contrat d’assainissement entre la Mairie et la Société Ourky Sarlu au point mort, l’insalubrité au galop

Le contrat d’assainissement de la ville de Boké signé et lancé en fanfare courant 2017 entre la Commune et la Société OURKY SARLU et Conakry SWISSCLEAN pour une durée de 3 ans renouvelable, est au point mort depuis la fin du mois de février 2018.

D’après les clauses dudit contrat, la Commune s’était engagée à verser chaque fin du mois, une somme de 50 millions de francs guinéens à cette société à responsabilité limité (SARL).

A l’heure, cet engagement n’est plus à la mode car, la Mairie, selon son secrétaire général, El Hadj Nouhan Kaba, «est confrontée à d’énormes difficultés liées à la mobilisation des fonds pouvant permettre à la commune d’honorer ses engagements vis-à-vis de sa partenaire Ourky Sarlu» dont les travailleurs ont déjà jeté les gans.

Répondant à notre préoccupation, le général de la Commune a mentionné: «Moi, je n’ai pas signé le contrat avec la Société. Celui qui l’a signé est encore-là vivant. Allez l’interroger. Où est-ce que la Commune va prendre les 50 millions ?»

Pour mémoire, les activités de l’entreprise Ourky Sarlu en provenance de la Suisse, ont été lancées jeudi, 24 août 2017 avec pour objectif de promouvoir l’action ‘’Boké, ville propre, Boké, phare de la Guinée..’’

A en croire au directeur général (DG) de l’entreprise, Mamadou Boussiriou Diallo, «La Commune ne nous a pas payés depuis la fin du mois de février. C’est ce qui fait que nous avons du mal à convaincre les femmes pour reprendre les activités sur le terrain. Nous avons tapé à toutes les portes en vain.

Malgré les difficultés du moment, M. Diallo a réitéré la volonté de ses partenaires quant au strict respect des clauses du Contrat avec l’équipe transitoire de la Commune.

Faut-il signaler que depuis l’arrêt des activités de la Société Ourky Sarlu, la ville de Boké est plongée dans une insalubrité spectaculaire avec des tas d’immondices qui jonchent les rues et se brûlent au vu et au su des autorités administratives.

Tenez. Comme l’illustre cette image, le dépotoir situé au carrefour TP, quartier Koulifanya dans la CU, en est une illustration.

A l’intérieur du marché, le constat crève les yeux. Ici, les vendeuses des condiments et autres produits vivriers végètent dans des ordures dégageant des odeurs suffocantes avec des mouches et cafards défilant autour des marchandises exposées au soleil et aux poussières.

D’ailleurs, chaque matin que Dieu fait, des étalagistes, ambulants et conducteurs de taxis-motos obstruent le passage aux piétons et aux propriétaires de véhicules.

A noter que la Société Ourky Sarlu plombée par manque de moyens financiers au niveau de la Commune, versait chaque fin du mois, un montant de 20 millions aux femmes balayeuses qui, pourtant, étaient déterminées à remplir leur mission avec brio. Ceci, malgré l’insuffisance des moyens matériels mis à leur disposition.

Hélas ! Le manque de ressources financières dont on a tant parlé, aura brisé cette mine des rêves pleins d’espoirs. Que faire ?

Mamadouba Camara, www.kababachir.com à Boké

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