Bobody pris à défaut à Kaloum

On l’avait aperçu au pas de course avec Alpha Condé, après une brouille vite maîtrisée avec l’implication de proches triés sur le volet. Bobody, ‘’le sheriff de Kaloum’’, aux dizaines de bagues ornant tous les doigts se fait passer comme l’homme de main, celui-là qui peut décrisper le climat politique et la crise sociale en Guinée.

Trop prétentieux pour un homme sorti de nulle part et à la formation académique très sommaire. Il s’y est essayé quand même au Musée national de Sandervalia, à la veille des manifs ayant mis à feu, dessous-dessus toute la Presqu’île de Kaloum.

Très vite, Bobody a été pris à défaut. En effet, dans le discours qu’il a tenu devant une foule de jeunes et de femmes, il a voué aux gémonies les opposants les accusant d’avoir créé le désordre en haute banlieue de la capitale et « maintenant, ils jettent leur dévolu à Kaloum. Cette option n’aura jamais lieu dans le centre des affaires à Conakry. Répertoriez toutes vos préoccupations, on va les transmettre au Président.» Bobody se fait applaudir à tout rompre avec ce discours populiste.

C’était mal connaitre ce qui pourrait bien se produire le lendemain jusqu’à la barbe du symbole de la République : le Palais Sékhoutouréya. Dans toute la Presqu’île en effet, les avenues étaient bloquées par des barricades érigées par des femmes et des enfants réclamant entre autres l’ouverture des classes. C’est comme si, les Kaloumka n’attendaient que ce message de leur Bobody aveuglé par un militantisme outrancier.

Jeanne Fofana, www.kababachir.com

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