Bilan annuel de la Municipalité de Kankan : 348 mariages et 40 décès !

Après les services de défense et de sécurité, notamment la police, la gendarmerie et la police militaire, c’était au tour du service de l’état civile de  la municipalité de Kankan, ce  mercredi 9 janvier 2019, de dresser son bilan au compte de l’année 2018. En 2018, selon les statistiques divulguées par les responsables dudit service, en tout 348 cas de mariage ont été célébrés et 40 cas de décès enregistré.

Au solde de ces activités pour l’année 2018, le service des états civils de la municipalité, a déchiffré au total 348 cas de mariage et seulement 40 cas de décès, selon Madame Diallo Doussou Keita, l’officier déléguée de l’Etat civil à la commune urbaine de Kankan.

Avec ce nombre maximal de mariage célébré en 2018, elle évoque en ces termes quelques difficultés auxquelles, son équipe et elle ont dû surmonter.

« Au niveau de la célébration de ces mariages ont est surtout confronté à l’indiscipline des accompagnateurs. Ils sabotent la cérémonie en faisant tout un boucan. Quand on les demande de garder le silence, ils nous manquent de respect. Par conséquent, pendant la lecture des textes de loi régissant la vie en couple, les droits et obligations du mariages, les mariés ne comprennent rien du tout ». A-t-elle fustigé.

En outre, force est de reconnaitre à Kankan, que bon nombre de citoyens après avoir célébré religieusement leurs unions, ne vont pas les déclarer à l’Etat civil. C’est pourquoi, dame Diallo Doussou Keita, termine son intervention en expliquant l’importance de l’acte de mariage dans la vie du citoyen.

«Les citoyens ne connaissent pas l’importance de l’acte de mariage. Quand tu vis par exemple dans pays de l’extérieur, laissant derrière toi ta famille, surtout pour les jeunes, à un moment tu auras besoin de prouver ton union. Alors que l’acte de mariage ne se délivre qu’en présence physique des deux conjoints ». A-t-elle rappelé.

A noter aussi que les cas de décès non plus, ne sont le plus souvent jamais déclarés auprès des services de l’Etat civil. D’où ce chiffre annuel très minime de 43 cas de décès dans la commune urbaine.

CHEICK-SEKOU BERTHE, CORRESPONDANT www.kababachir.com à Kankan.

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