Bicéphalisme au SLECG : La crise se transporte au Tribunal de travail

Le Syndicat Libre des Enseignant et Chercheurs de Guinée (SLECG) traverse depuis un certain une crise institutionnelle. Cela fait suite à la division des deux groupes de syndicalistes, qui réclament, chacun la paternité du SLECG.

La tenue du 6ème congrès du SLECG, version Sy Savané, les 16 et 17 mai à l’ENAM de Conakry, accentue la crise entre groupes rivaux.

Le camp d’Aboubacar Soumah à l’origine de la grève des enseignants, qui avait abouti à l’obtention des 40% réclamés, s’oppose catégoriquement à la mise en place d’un nouveau bureau exécutif du syndicat des enseignants et dénonce l’immixtion du gouvernement dans les activités syndicales.

Devant cette crise, qui perdure et qui risque de prendre une nouvelle tournure, après la menace de grève du camp de Soumah, le lundi 21 mai, l’on se demande qui est légitime, qui ne l’est pas. Le camp de Sy Savané bénéficie quand même un soutien du gouvernement.

Dans un communiqué transmis à notre rédaction, « Le Ministère en charge du Travail informe que depuis le mois de février 2018, saisi des dissensions au sein du SLECG, il s’est employé à plusieurs reprises pour amener les parties à organiser un congrès inclusif qui permettrait, une fois pour toutes, de garantir aussi bien la légalité que la légitimité des instances dirigeantes de ce syndicat. »

C’est pourquoi, explique Albert Damantang Camara, « Devant l’intransigeance des antagonistes, revendiquant chacun la direction de cette organisation, l’Inspection Générale du Travail a décidé ce jour le 16 mai 2018 de transmettre le litige devant le Tribunal du Travail par courrier référencé 080/MTEETFP/CAB/IGT. »

Par ailleurs, « Le Ministère en charge du Travail rappelle par la même occasion qu’il respecte l’indépendance des organisations syndicales et que, conformément à la Loi et à ses attributions, il ne lui appartient ni d’interdire ni d’organiser le congrès d’une organisation syndicale. »

Il reste à voir comment Soumah et son groupe vont apprécier cette sortie du ministre du Travail, alors qu’une grève est annoncée pour lundi, où ils n’excluent pas de  demander le départ d’Albert Damantang Camara.

Ibrahima Sory Camara, www.kababachir.com

 

 

 

 

 

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