Dernières infos

Bah Ousmane de l’UPR : la compromission pour exister!

Bah Ousmane de l’UPR : la compromission pour exister!

L’UPR aurait-elle survécu si Bah Ousmane et l’autre Ousmane, actuel ministre du Tourisme n’étaient pas sauvés par Alpha Condé – peut-être par amitié avec le défunt Siradiou Diallo – au lendemain de la présidentielle de 2010 ? Beaucoup pariaient sur la disparition totale du parti UPR. Mais il aura fallu une compromission de Bah Ousmane pour exister. Il incarne de fait, ce qui fait le contraire de son prédécesseur, peu  obstiné pour le pouvoir.

Siradiou Diallo, selon un proche accordant une interview à nos confrères de Mosaïque Guinée,  « fut le seul leader politique guinéen de renom à n’avoir pas pris effectivement part à une élection présidentielle en Guinée. En 1993, à la veille de l’élection présidentielle, compte tenu de l’ampleur de la fraude programmée et suite à l’accord trouvé chez Facinet Touré entre les principaux acteurs politiques d’alors, il avait invité ses partisans à ne pas se rendre aux urnes boycottant ainsi cette élection, seul.

En 1998, il a renoncé à se présenter à l’élection présidentielle au profit du Doyen Bah Mamadou dont il a financé la campagne et a été le directeur de campagne. Siradiou aimait à le dire et nous l’avons cru, il n’a pas créé un parti pour qu’il accède forcément et personnellement au pouvoir, mais pour qu’un jour quelqu’un sorte de ses rangs pour gouverner la Guinée. Sa personne importait peu dans ses pensées politiques. Il y avait de l’éthique et de la déontologie dans ses démarches politiques, dans son combat pour l’instauration de la démocratie dans le pays. »

Ce rêve, croyons-le, s’est brisé depuis, car, Bah Ousmane incarne la léthargie et la compromission. Avec des piques envoyées à l’UFDG et à ses responsables. Juste pour être bien noté au RPG. L’esprit du parti est dévoyé, vendu et souillé. Les suffrages récoltés par le parti au cours de ces dernières années en disent long sur la mort lente mais sûre de l’UPR. « Malgré l’ampleur indescriptible de la fraude électorale en 1998, l’UPR est venue en deuxième position avec un peu plus de 26% des suffrages.

En 2010 ce parti de Bah Ousmane n’en a obtenu que 0,68% », regrette-t-on. L’UPR n’est jamais tombée aussi bas.

Jeanne Fofana, Kababachir.com

 

A propos de l'auteur

Articles similaires