Avis de tempête sur la Basse-côte : Alpha Condé aux manettes !

Alpha Condé veut-il en finir avec ses oncles de la Basse-côte, en les mettant ensemble, alors qu’ils ont de la peine à s’entendre, à cause notamment d’un problème d’égo et de leadership dans cette partie de la Guinée ? Quel rôle central jouent vraiment et incognito, cette autre bande composée entre autres de : d’Antonio Souaré, de KPC, de Baidy,  de Bobodi ? Les coups fourrés, intrigues et autres manœuvres malsaines en disent long sur ce qu’on pourrait attendre dans les mois prochains.

Taliby Sylla, Aboubacar Sylla, Oyé Guilavogui, Kassory Fofana, etc. sont actuellement les ministres les plus écoutés de la Basse-côte. Ils jouissent de la curieuse grâce d’Alpha Condé. Tous dans la sauce de cette bête politique – Alpha Condé – qui ne manque jamais d’inspiration nuisible, pourront-ils vraiment tous cuire aux mêmes degrés ? On n’y pense très peu, malgré l’avis de tempête sur cette partie de la Guinée, sans cesse utilisée pour valider des dérives démocratiques. Ce lobby d’élites communautaristes prend le pays en otage en hypothéquant le bien-être des populations. Quoi de plus normal, puis que tous ou presque trouvent leur compte dans le désordre ambiant.

« Alpha et les élites ethnicistes qui arpentent les allées de Sekhoutoureya éprouvent assez de satisfaction dans la politique de répartition tribale des attributs de souveraineté et autres hautes parcelles de responsabilité au sommet de la hiérarchie de l’État », commente un Internaute, fin observateur de la scène politique guinéenne. C’est ainsi par exemple que la Primature est réservée aux Basse-côtiers. Sans trop de raisons.

Le 3è mandat est en gestation. Alpha Condé attend le moment opportun pour se lancer. Seulement, au sein du RPG, c’est la pourriture à la base. Des frictions ici et là n’assurent pas une suite favorable. Au niveau de la hiérarchie du parti, des cadres restent frustrés parce que s’attendaient à des postes de responsabilité. C’est le cas de Damaro Camara qui guettait la Primature depuis des lustres. En réalité, commente t-on, la Guinée est à la croisée des chemins, avec ce nouvel saut dans l’inconnu, des lendemains incertains se profilent à l’horizon.

Le dilemme s’apparente au choix entre le choléra et la peste, dans la mesure où la mouvance et l’opposition sont toutes dirigées par des leaders qui n’inspirent point confiance, d’où la réduction de la marge de manœuvre pour un véritable changement en profondeur.

Jeanne Fofana, www.kababachir.com

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