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Audit dans les Universités privées : les autres griefs d’Ousmane Kaba

Audit dans les Universités privées : les autres griefs d’Ousmane Kaba

Les fondateurs d’Universités privées ne finissent plus de ruminer depuis la publication sans consultation préalable des résultats par le ministre Yéro Baldé. Pour sa part, Ousmane Kaba fait d’autres griefs liés notamment aux méthodes de travail employées par le ministre de l’Enseignement supérieur.

D’entrée, le fondateur de Koffi Annan dénonce ce qu’il appelle empressement : « Des gens se rassemblent et font un rapport sans consulter les acteurs sur le terrain que nous sommes. Ils font un rapport dit provisoire qu’ils s’empressent de diffuser, en appelant toute la presse, puis ils disent qu’ils vont discuter avec les acteurs. Du point de vue de la méthode, ce n’est ni loyal, ni honnête ».

Dans une interview accordée à la presse locale, Ousmane Kaba fustige le contenu du rapport : « Ce qui nous a indignés, c’est quand le rapport dit dans ses grandes recommandations qu’il faut éteindre le secteur privé de l’éducation et de la santé. Eteindre, le mot est trop fort. Comment éteindre le secteur privé dans un régime libéral ? C’est pour cela que nous avons dit que ce sont des recommandations communistes. Ils font cette recommandation sous prétexte que c’est régalien, sans connaître le sens des mots. Régalien, ça veut dire simplement que ça revient à l’Etat. Mais cela ne signifie pas que c’est l’Etat seulement qui doit exécuter. »

Et de faire référence à la sous-région : « A Dakar seulement, il y a cinq Universités privées qui font de la médecine et qui le font mieux que les Universités publiques. A Kofi Annan, nous faisons de la médecine depuis plusieurs années et nous le faisons mieux que les Universités publiques. »

Yéro Baldé le comprendra à ses dépens.

Jeanne Fofana, www.kababachir.com

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