Au Congo-Brazzaville, le général Mokoko veut saisir la justice internationale

La défense du général congolais Jean-Marie Michel Mokoko, principal opposant au président Denis Sassou-Nguesso, a annoncé lundi 14 mai son intention de saisir les juridictions internationales contre sa condamnation à vingt ans de prison pour « atteinte à la sécurité de l’Etat ». « Si Jean-Marie Michel Mokoko sait son sort scellé devant les juridictions congolaises, il va néanmoins former un pourvoi en cassation à l’encontre de l’arrêt de la cour criminelle, et portera dans un second temps l’affaire devant les instances internationales », indique un communiqué du collectif d’avocats du général.

« Nous allons saisir deux juridictions internationales : la Commission africaine des droits de l’homme et le groupe de travail des Nations unies contre la détention arbitraire », a déclaré Me Eric Yvon Ibouanga, un des avocats de l’opposant âgé de 71 ans, interrogé par l’AFP. « C’est à elles et à la communauté internationale dans son ensemble que [Mokoko] s’en remet désormais », ajoute le communiqué du collectif.

« Parodie de justice »

Ex-chef d’état-major, ex-conseiller du président Sassou-Nguesso qu’il a finalement défié en se présentant à la présidentielle de mars 2016, le général Mokoko avait été arrêté en juin 2016. Il avait refusé de reconnaître la réélection contestée du président Sassou-Nguesso.

Les défenseurs des droits de l’homme ont dénoncé la décision de la cour criminelle de Brazzaville contre le principal opposant de Sassou-Nguesso. Le procès d’un autre ex-dignitaire, le général Norbert Dabira, doit s’ouvrir mardi au Congo-Brazzaville.

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