Amazon dans le viseur de Donald Trump

Le président US veut changer les choses

Donald Trump n’est pas un fan d’Amazon, qui est pourtant l’un des joyaux du Web américain. Le président ne compte plus tolérer certains avantages qui profitent à ce géant du e-commerce.

En milieu de semaine, Donald Trump s’en est pris à Amazon par l’intermédiaire de quelques tweets musclés dont il a le secret. Il y défendait notamment les services postaux américains ainsi que les boutiques traditionnelles face à la croissance du géant du commerce en ligne, déclarant : “Seuls les idiots, ou pire, disent que l’US Post Office déficitaire gagne de l’argent grâce à Amazon. Ils perdent une fortune et sonT traités comme de simples livreurs, cela va changer (…) Aussi, nos commerçants qui paient la totalité de leurs impôts ferment leurs boutiques dans tout le pays… Ce n’est pas juste !“.

En revenant d’un voyage officiel à bord de l’Air Force One, le président américain a été interrogé par quelques journalistes à ce sujet, et a pu préciser sa pensée. Il a notamment déclaré vouloir “jeter un œil très attentif” au business d’Amazon et envisage sérieusement de “mettre en place des changements politiques” pour rééquilibrer la situation.

La Cour suprême va regarder de près la question des taxes récoltées par Amazon“, a-t-il déclaré. Cela se passera notamment le 17 avril prochain, lors d’un procès devant avoir lieu dans le Dakota du Sud. Ce dernier permettre de trancher plusieurs plaintes allant dans le sens contraire d’une loi de 1992 qui stipule que “seules les entreprises ayant une présence physique dans un État sont tenues de percevoir les taxes légales sur leurs ventes réalisées dans ce même État“. Le procureur du Dakota du Sud avance que les boutiques physiques de l’État souffrent d’une concurrence déloyale parce qu’elles sont obligées de collecter ces taxes, ce qui entraîne un préjudice sur les prix pratiqués par rapport à ceux qui s’affichent en ligne, plus particulièrement sur Amazon.

Cela ne fait qu’ajouter un peu d’huile sur le feu entre le président américain et la seconde plus grosse capitalisation boursière à Wall Street, alors que Donald Trump a également accusé cette semaine le Washington Post — propriété de Jeff Bezos, fondateur et patron d’Amazon — de pratiquer les “fake news” et d’être “lobbyiste en chef” pour Amazon, au sujet d’un article parlant de représailles sur l’importation de produits américains en Chine. Martin Baron, directeur de la rédaction du Washington Post, s’était contenté de répondre qu’aucun journaliste de sa rédaction n’était payé par Amazon.

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