Il avait tenté de réduire le syndicat en une entité, mais, il s’est heurté à une dure résistance. Puis, Alpha Condé a abandonné le projet aussi malicieusement qu’il l’avait tenté. Il fait avec mais, apporte des aides financières notamment à la CNTG et à l’USTG. C’est ce qui justifie les cent millions GNF accordés à ces deux syndicats.
Amadou Diallo et Louis Mbemba Soumah se sont partagé les fonds, alors que le SLECG version Aboubacar Soumah est entré de plain-pied dans la grève. L’objectif du gouvernement s’était en effet de casser la grève. Il a réussi en partie, mais, l’aile dure est restée. C’est justement celle-ci qui empêche Alpha Condé de dormir.
Près de 8 ans après, le même Alpha Condé revient pour acheter la conscience. Cette fois-ci, connaissant la force inaltérable de ces forces vives sous d’autres cieux, le président mise quant à lui sur la Société civile guinéenne.
Selon Dansa Kourouma la question liée à l’appui à la société civile a été justement évoquée récemment au cours d’une rencontre avec le président. « Il nous a demandé de mieux nous organiser et en fonction de la représentativité, l’Etat sera disposé à coopérer avec la société civile, c’est à dire les acteurs les plus significatifs. »
En finançant les syndicats les plus représentatifs Alpha Condé les affaiblit et ils les a tous ou presque dans sa poche. Parallèlement, il drague la société civile, celle par qui son pouvoir pourrait bien basculer si elle est forte.
Jeanne Fofana, www.kababachir.com
