Test réussi pour le camarade Soumah

Le gouvernement continue de jouer la confusion et le mépris. Le camarade Soumah a de la voix. Le SLECG originelle est périmé avec Sy Savané et consorts. Du coup, cette structure syndicale devrait être tout bonnement suspendue.

Le gouvernement veut que le syndicaliste le reconnaisse comme interlocuteur et lui, il ne veut de ce dissident, ce rebelle. « Il faudrait que Soumah nous reconnaisse en tant qu’interlocuteurs. Il est syndicaliste parce qu’il est fonctionnaire. Il est enseignant et a bénéficié d’un décret qui le nomme directeur préfectoral de l’éducation à Dinguiraye. Il a déclaré publiquement qu’il refuse de rejoindre ce poste. Donc, il ne nous reconnait pas en tant qu’autorités », se lâche Damantang Camara, celui par qui la grève se corse.

Si Damantang est rigide de plus en plus, K au carré qui vient d’arriver au gouvernement et n’entend pas partir de là à cause de cette grève voulue joue temporise : « Toute revendication syndicale à caractère salarial ou sociétal doit être débattue sans animosité, sans diatribes dans un cadre institutionnel. Que ceux qui sont dans la dissidence rejoignent leur syndicat corporatif qui leur tend une perche pour qu’il y ait la cohésion sociale. Il doit être évité toute forme de violences physique ou verbale », implore K au carré.

Pourtant, lui-même était très rigide. Il veut aujourd’hui sauver sa tête. Il reste que le camarade Soumah a réussi son pari : paralyser tout le système et narguer les autorités à tous les niveaux.

Jeanne Fofana, www.kababachir.com

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